• Macron en Guyane. Au deuxième jour de sa visite en Guyane, Emmanuel Macron a déclaré à Cayenne que l’engagement pris par le gouvernement précédent en faveur d’un plan d’aide de plus d’un milliard d’euros à destination de la collectivité d’outre-mer serait tenu. Il a condamné les « violences inacceptables » qui ont éclaté hier soir entre les forces de l’ordre et des manifestants du collectif Pou Lagwiyann Dékolé, qui s’étaient rassemblés devant la préfecture de Guyane pour réclamer à l’État davantage de moyens dans les domaines de la santé, de l’éducation, de la justice et de la sécurité.

  • Les bénéficiaires des réformes fiscales. Le gouvernement a révélé que 1 % des ménages français allaient profiter de 44 % des gains liés à la mise en place du prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital (« flat tax »). Selon une simulation effectuée par le ministère de l’Économie, cette mesure et le remplacement de l’impôt sur la fortune par un impôt sur la fortune immobilière, qui vont réduire les recettes de l’État de plusieurs milliards d’euros, doivent conduire « à long terme à une augmentation du PIB de 0,5 point et à la création de 50 000 emplois ».

  • Cessez-le-feu entre Bagdad et les Kurdes. La coalition sous commandement américain qui combat le groupe État islamique en Irak et en Syrie a annoncé que l’armée irakienne et les troupes kurdes avaient conclu un cessez-le-feu. Bagdad avait lancé mi-octobre une opération pour reprendre une partie du territoire conquis ces dernières années par les combattants kurdes, en représailles au référendum d’indépendance organisé le 25 septembre par les autorités kurdes irakiennes et conclu par une victoire du « oui » à plus de 92 %.

  • Le régime syrien accusé d’attaque chimique. Dans un rapport communiqué hier soir à différents médias, plusieurs experts mandatés par l’ONU et l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques se sont déclarés « convaincus de la responsabilité » des autorités syriennes dans le bombardement au gaz sarin qui avait fait plus de 80 morts à Khan Cheikhoun le 4 avril. L’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch a demandé au Conseil de sécurité de l’ONU de prendre des sanctions, tandis que le ministère russe des Affaires étrangères a dénoncé une « utilisation de témoignages douteux et de preuves non confirmées ».