30 octobre 2017

Tout s'explique

Fin annoncée du tirage au sort à l’université

Quels étaient les reproches adressés au système APB ?

Le gouvernement a présenté aujourd’hui son plan sur l’entrée à l’université. La principale urgence était de mettre fin au système APB (Admission post-bac). Généralisé en 2009, ce dispositif permet aux étudiants de préciser leurs vœux sur un site web. Cette année, face à l’afflux des demandes, plusieurs dizaines de licences ont eu recours à un tirage au sort pour départager les candidats. 3 700 étudiants étaient toujours sans affectation fin septembre. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la fin du tirage au sort, qui « relève du naufrage », pour la prochaine rentrée et la mise en place d’une nouvelle plateforme en remplacement d’APB, qui sera dévoilée d’ici janvier. Le plan du gouvernement prévoit un meilleur accompagnement des élèves (avec deux professeurs principaux dans les classes de terminale dès décembre), la création de nouvelles places dans les filières en tension et une nouvelle procédure d’orientation.

Y aura-t-il une sélection à l’entrée de l’université ?

Le Code de l’éducation précise que « les dispositions relatives à la répartition entre les établissements et les formations excluent toute sélection » des étudiants à l’entrée à l’université. « Je n’ai pas et je n’ai jamais eu peur du mot sélection, mais ce n’est pas ce que nous proposons », a déclaré Édouard Philippe. Désormais, les universités pourront cependant juger si les bacheliers ont « les attendus requis ». Ces aptitudes attendues seront précisées pour chaque filière au niveau national. Si, au sein d’une université, une filière dispose de moins de places que de candidats, « la priorité sera donnée » aux jeunes « dont le parcours, la motivation et le projet sont les plus cohérents avec la formation choisie ». Les universités pourront demander aux autres une formation complémentaire ou refuser leur inscription.

Comment fonctionne la sécurité sociale étudiante ?

Le gouvernement a également annoncé le rattachement des étudiants au régime général de la Sécurité sociale à partir de 2018 et la suppression des frais d’adhésion de 217 euros. Celle-ci sera contrebalancée par une cotisation « vie étudiante » pour l’accès aux activités culturelles et sportives de l’université dont le montant sera compris entre 120 euros en licence et 150 euros en master. Ne pouvant cotiser dans le cadre d’un travail salarié, les étudiants disposaient depuis 1948 d’un régime particulier. Dans une enquête de 2012, l’association de consommateurs UFC-Que Choisir en avait pointé les carences : cartes Vitale égarées, délais de remboursement, etc. Les étudiants qui le souhaitent pourront toujours s’affilier à des mutuelles pour disposer d’une couverture complémentaire.