• Fin annoncée du tirage au sort à l’université. Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé lundi la fin du tirage au sort dans les filières encombrées et la possibilité pour les universités de juger si les bacheliers ont les aptitudes requises pour intégrer leurs licences. Il a cependant nié vouloir instaurer une sélection, un système interdit par le Code de l’éducation. Le Monde s’est intéressé aux systèmes d’entrée à l’université mis en place par les pays voisins de la France. Ainsi, en Allemagne, les universités sont libres d’appliquer une sélection dès qu’il y a plus de candidatures que de places disponibles.

  • Inculpations dans l’entourage de Trump. George Papadopoulos, un volontaire ayant travaillé dans l’équipe de campagne de Donald Trump, a été inculpé lundi pour avoir menti dans l’enquête sur l’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine. Paul Manafort, qui a dirigé la campagne de Donald Trump de mai à août 2016, et l’un de ses associés ont également été inculpés. George Papadopoulos est décrit comme un « collaborateur proactif » par un document des enquêteurs. « Une conséquence possible » de cette formulation « est que M. Papadopoulos ait récemment porté un micro pour espionner des conversations avec d’anciens membres de l’équipe de campagne », écrit dans le New York Times Harry Litman, professeur de droit à l’Université de Californie.

  • Attentat à New York. Un Ouzbek de 29 ans a tué huit personnes et fait une dizaine de blessés à New York mardi en leur fonçant dessus avec une camionnette avant d’être arrêté. Le groupe État islamique, dont il s’est réclamé, a revendiqué l’attentat jeudi. L’avocat américain Paul Dickinson a déclaré sur Twitter que les propos de Trump appelant à la peine de mort pour le terroriste pourraient aider les défenseurs de ce dernier à faire valoir que leur client ne bénéficierait pas d’un procès équitable avec un jury n’ayant pas été influencé.

  • Condamnation d’Abdelkader Merah. La cour d’assises spéciale de Paris a condamné jeudi à 20 ans de prison Abdelkader Merah, frère de Mohamed Merah, lequel avait tué trois militaires puis trois enfants et un adulte dans une école juive de Toulouse avant d’être abattu en 2012. Il a été condamné pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, et non pour complicité d’assassinat. Le parquet général, qui avait requis lundi une peine de prison à perpétuité, a fait appel hier de cette décision. Pour le journaliste de France 2 Dominique Verdeilhan, le verdict fait « de Mohamed Merah un loup solitaire, cette thèse que les victimes rejettent depuis cinq ans. Les juges n’ont retenu contre l’accusé que son adhésion manifeste à une idéologie islamiste radicale, redescendant la peine à 20 ans ».

  • Puigdemont prêt à s’exprimer devant la justice belge. La justice espagnole a lancé hier un mandat d’arrêt européen contre le président de la Catalogne Carles Puigdemont, arrivé lundi en Belgique où il a déclaré qu’il souhaitait rester « par liberté et sécurité ». Convoqués jeudi devant une juge, huit membres du gouvernement catalan destitué ont été placés en détention provisoire pour sédition et rébellion. Carles Puigdemont a assuré hier lors d’un entretien à la télévision belge RTBF qu’il était prêt à « collaborer » avec « la justice belge », ajoutant « qu’il n’y a pas de garantie pour avoir une justice juste et indépendante en Espagne ». La justice belge a 60 jours pour prendre une décision concernant le mandat d’arrêt européen lancé par l’Espagne.