13 novembre 2017

C'est leur avis

Se souvenir de nos morts plutôt que de nos bourreaux

Emmanuel Macron a rendu hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015, en observant une minute de silence sur les six lieux des attaques perpétrées à Paris et Saint-Denis. Grégory Reibenberg, patron d’un des restaurants pris pour cible, se demande dans Le Monde si les médias ne devraient pas s’interdire de montrer le visage des tueurs.

« Personne, et moi le premier, ne peut empêcher l’espèce humaine de chercher à comprendre. Pour cela, elle emprunte parfois des voies intelligentes, mais aussi, et souvent, des raccourcis dévastateurs. Comme celui consistant à montrer à l’envi le visage et le curriculum des exécutants de ces attentats. Ils ne sont pourtant rien. Ils ne sont que des balles de mitraillettes. […] Nous consentons donc tous, collectivement, à assurer la com de nos ennemis. […] Nous devons dire que nous nous souvenons davantage de nos morts que de nos bourreaux, que chaque acte de terreur nous cimente au lieu de nous diviser. » Grégory Reibenberg