• Émissions polluantes. Les émissions de CO2 liées à l’emploi d’énergies fossiles et à l’activité industrielle vont augmenter de 2 % en 2017 après trois années de stagnation, selon une estimation publiée lundi dans plusieurs revues scientifiques par le Global Carbon Project, une organisation rassemblant des chercheurs internationaux. « Nous mettons en péril notre avenir en ne modérant pas notre consommation matérielle intense, quoique géographiquement et démographiquement inégale, et en ne prenant pas conscience que la croissance rapide et continue de la population est le principal moteur de nombreuses menaces écologiques et même sociales », affirme par ailleurs un manifeste signé par plus de 15 000 scientifiques de 184 pays publié le même jour dans la revue américaine BioScience.

  • Le Venezuela déclaré en défaut de paiement. L’agence de notation S&P Global Ratings a affirmé lundi que le Venezuela était dans l’incapacité de rembourser 200 millions de dollars et déclaré le pays « en défaut partiel » sur sa dette. L’agence de notation Fitch a fait une annonce similaire le lendemain. « Riche en pétrole, mais pauvre pour le reste, le Venezuela importe tout, explique à Libération l’économiste Pierre Salama, professeur émérite à l’université Paris-XII. Mais voilà, de plus en plus d’exportateurs étrangers refusent désormais de lui vendre des produits pour la bonne et simple raison qu’ils ne sont pas payés… »

  • Politique de la ville. Emmanuel Macron a fait mardi plusieurs annonces en faveur des 1 514 quartiers les plus pauvres du pays, dont la mise en place à partir du 1er janvier d’une expérimentation d’emplois francs consistant à verser des primes à l’embauche à des entreprises lorsqu’elles recrutent des personnes résidant dans des territoires défavorisés. Ces annonces s’inscrivent « d’abord dans le registre de la communication », déclare dans Le Monde Renaud Epstein, enseignant en science politique à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye. « Mais il faut souligner que ce discours est, sur le fond, en rupture nette avec les discours de stigmatisation des quartiers populaires tenus au sommet de l’État ces deux dernières années sous Manuel Valls ou pendant le quinquennat Sarkozy. »

  • Des migrants esclaves en Libye. La chaîne de télévision américaine CNN a diffusé mardi soir une vidéo montrant des migrants venus d’Afrique vendus sur un marché aux esclaves en Libye. Les images ont été transmises aux autorités libyennes qui ont promis une enquête. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé le même jour « les horreurs inimaginables subies par les migrants en Libye », enfermés « dans des hangars sans accès aux nécessités les plus élémentaires et dépouillés de leur dignité humaine ».

  • Coup d’État au Zimbabwe. L’armée zimbabwéenne a pris dans la nuit de mardi à mercredi le contrôle de la capitale Harare. Un de ses porte-parole a affirmé à la télévision qu’il ne s’agissait pas d’un coup d’État et que les militaires ne visaient que les « criminels » dans l’entourage du président Robert Mugabe, au pouvoir depuis 1987. Jeune Afrique a publié sous forme d’infographie un florilège des prises de pouvoir par l’armée sur le continent prétendant ne pas être des coups d’État, mais une « simple révolution pacifique » ou la réponse à un « appel angoissé ».