• Coalition allemande recherchée. Angela Merkel a concédé dans la nuit de dimanche à lundi qu’elle n’était pas parvenue à former une coalition gouvernementale avec le parti libéral FDP et les Verts. La CDU qu’elle dirige et son alliée la CSU ont besoin du soutien d’autres partis pour obtenir une majorité au Bundestag. Le président allemand Frank-Walter Steinmeier s’est entretenu avec les dirigeants des différents partis politiques cette semaine, dont le parti social-démocrate SPD. Son chef, Martin Schulz, qui avait exclu jusqu’ici d’associer à nouveau sa formation à une coalition, s’est dit prêt hier à envisager des discussions pouvant aboutir à un accord de gouvernement, à condition de le soumettre aux militants du parti.

  • Nouveau président au Zimbabwe. Le président zimbabwéen Robert Mugabe, à la tête du pays depuis l’indépendance en 1980, a présenté sa démission mardi, une semaine après la prise du pouvoir par l’armée. Hier, l’ancien vice-président Emmerson Mnangagwa lui a officiellement succédé après une cérémonie d’investiture dans la capitale Harare. « Il est dans la continuité du régime, même s’il devrait donner des signes aux investisseurs pour redresser l’économie du pays qui est ruinée », estime Philippe Hugon, directeur de recherche à l’Institut de relations internationales et stratégiques chargé de l’Afrique, dans 20 Minutes. « Sur le plan des libertés, Emmerson Mnangagwa reste un artisan du régime autoritaire ».

  • Démission suspendue de Hariri. De retour à Beyrouth après une entrevue avec Emmanuel Macron à Paris, le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mercredi qu’il suspendait sa démission annoncée le 4 novembre depuis l’Arabie saoudite. « En acceptant de revenir sur sa décision de démission à la demande du président Michel Aoun, il laisse non seulement une ouverture pour une sortie possible de la crise, mais cette initiative lui permet aussi de reprendre personnellement la main, voire de sortir par le haut d’une manœuvre orchestrée par Riyad », considère Stéphane Malsagne, historien et enseignant à Sciences Po, dans L’Express.

  • Condamnation de Mladic. Le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie a condamné mercredi l’ancien chef militaire des Serbes de Bosnie Ratko Mladic à la prison à perpétuité pour génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995). Le président serbe Aleksandar Vucic a appelé ses compatriotes à « regarder vers l’avenir et à penser à la paix et à la stabilité dans la région », tout en regrettant « le manque de respect pour les victimes serbes des guerres de 1991-1995 ».

  • Accord sur les Rohingyas. La Birmanie et le Bangladesh ont signé jeudi un accord sur le retour en territoire birman d’une partie des plus de 620 000 Rohingyas qui ont traversé la frontière entre les deux pays depuis fin août, selon l’ONU, pour échapper aux violences dont ils sont victimes. Laurence Defranoux, envoyée spéciale de Libération au Bangladesh, a recueilli les témoignages de plusieurs membres de cette ethnie musulmane sur les violences commises par l’armée qui contredisent les affirmations des autorités birmanes.

  • Remaniement. Delphine Gény-Stephann, l’une des dirigeantes de Saint-Gobain, et Olivier Dussopt, député socialiste, ont été nommés hier soir aux postes de secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie, pour la première, et du ministre de l’Action et des Comptes publics, pour le second. Benjamin Griveaux prend la fonction de porte-parole du gouvernement à Christophe Castaner, élu samedi dernier délégué général du mouvement La République en marche, qui conserve son poste de secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement.