• Nationalisme en tête en Corse. La liste nationaliste Pè a Corsica (qui rassemble le parti autonomiste Femu a Corsica et le parti indépendantiste Corsica Libera) est arrivée en tête dimanche à l’issue du premier tour des élections territoriales en Corse, avec 45,36 % des voix. Le second tour aura lieu demain, avec les listes de la droite régionaliste, de LR et de LREM encore en lice. Ces bons résultats électoraux s’expliquent « à la fois par la faiblesse des oppositions, par la forte abstention et par la mue du nationalisme sur l’île depuis la fin récente de la violence politique », analyse dans La Croix Christophe Roux, professeur de sciences politiques à l’Université de Montpellier et spécialiste des nationalismes.

  • L’ex-président du Yémen tué. L’ancien président du Yémen Ali Abdallah Saleh a été tué lundi par des rebelles houthis, avec qui il avait noué une alliance en 2015 face à une coalition emmenée par l’Arabie saoudite. Deux jours plus tôt, il avait proposé un rapprochement à l’Arabie saoudite, à condition qu’elle lève son blocus sur le Yémen, un geste considéré comme une trahison par les responsables houthis. « L’Arabie saoudite est sous pression des puissances internationales en tant que responsable de la crise humanitaire, estime le politologue et spécialiste du Yémen Laurent Bonnefoy, interrogé par La Voix du Nord. Au lieu de le simplifier, cette disparition va complexifier très largement le conflit. »

  • Mort de Johnny Hallyday. Le chanteur Johnny Hallyday est mort dans la nuit de mardi à mercredi à l’âge de 74 ans, des suites d’un cancer. Un hommage populaire est organisé ce samedi matin, avec la descente des Champs-Élysées par le convoi funéraire. « Johnny s’est installé au sommet de l’Olympe des stars françaises, il est devenu un monument national, un bout de vie de chaque Français, et pourtant, en même temps, rarement un artiste n’aura été aussi méprisé durant toute sa carrière, estime Éric Deschavanne, professeur de philosophie, dans le site d’information Atlantico. Le titre d’“idole des jeunes”, n’était en réalité pas très flatteur ; l’intelligentsia l’a longtemps tenu non pas pour un “fou chantant”, mais pour un crétin chantant. ”

  • Reconnaissance de Jérusalem. Donald Trump a annoncé mercredi la reconnaissance par les États-Unis de Jérusalem comme la capitale d’Israël et la préparation du déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. “ Pour la première fois dans leur histoire de puissance mondiale, les États-Unis ne sont relayés par personne. Aucun allié occidental n’a suivi, relate Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales et professeur à Sciences Po Paris, dans Le Parisien. La superpuissance américaine est devenue une puissance contestataire. ”

  • Accord sur le Brexit. La Commission européenne et le gouvernement britannique ont trouvé hier un accord d’étape sur la sortie du pays de l’Union européenne, qui doit encore être validé par le Conseil européen (réunion des chefs d’État et de gouvernement) les 14 et 15 décembre. Il ouvre la voie au début des négociations sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni. “ Ce n’est qu’une première étape, mais cette négociation était celle qui portait sur les aspects les plus sensibles. À commencer par la question budgétaire ”, estime Olivier Costa, politologue et directeur de recherche au CNRS, dans L’Obs. “ Lors de la campagne référendaire, l’un des arguments massue des partisans du Brexit était celui de l’argent que le Royaume-Uni allait économiser en quittant l’UE ”, mais “ la sortie de l’UE va leur coûter très cher ”.