• Procédure européenne contre la Pologne. La Commission européenne a annoncé qu’elle avait déclenché une procédure contre la Pologne pour défendre l’État de droit dans un pays où, selon elle, l’appareil judiciaire « est à présent sous le contrôle politique de la majorité au pouvoir ». Cette procédure, jamais utilisée jusqu’ici, peut aboutir à suspendre les droits de vote des représentants du gouvernement polonais au sein de l’Union européenne.

  • Uber n’est pas qu’un intermédiaire. La Cour de justice de l’Union européenne a rendu un arrêt dans lequel elle déclare que le service de voitures de transport avec chauffeur Uber relève du « domaine des transports », alors que l’entreprise affirme n’assurer qu’un service d’intermédiation entre chauffeurs et passagers. Selon cette décision, il revient donc aux États membres de « réglementer les conditions de prestation » de services comme Uber, en exigeant d’eux les agréments et licences que doivent par exemple fournir les taxis.

  • Réforme fiscale aux États-Unis. Les deux chambres du Congrès américain ont voté hier soir le projet de réforme fiscale de Donald Trump, qui doit faire l’objet ce soir d’un ultime vote technique de la Chambre des représentants pour être validé. Le président américain espère que la baisse des impôts fédéraux sur les sociétés et sur le revenu, estimée par le Congrès à 1 450 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années, permettra de stimuler durablement la croissance américaine.

  • Impôts et pouvoir d’achat. Selon une note publiée hier par l’Insee, l’effet cumulé des hausses et baisses d’impôts prévues dans le budget 2018 réduira le pouvoir d’achat des ménages de 4,5 milliards d’euros l’an prochain, notamment parce que les augmentations interviendront plus tôt que les réductions. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a contesté aujourd’hui cette étude en déclarant qu’elle était faite « à consommation équivalente » alors que la fiscalité sur le tabac et le diesel « a pour vocation de changer les comportements ».

  • L’onéreux voyage d’Édouard Philippe. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a déclaré qu’il assumait « complètement » le fait d’avoir utilisé un avion loué 350 000 euros à une société privée pour faire le trajet Tokyo-Paris avec sa délégation au retour de son déplacement en Nouvelle-Calédonie début décembre. Le chef du gouvernement a expliqué qu’il « n’y avait pas de vol commercial » à l’heure où il devait rentrer et qu’il lui fallait être de retour en France avant le départ à l’étranger d’Emmanuel Macron.