31 janvier 2018

Tout s'explique

Donald Trump détaille son programme devant le Congrès

Quel bilan économique Donald Trump a-t-il mis en avant ?

Donald Trump a prononcé hier devant le Congrès américain son discours sur l’état de l’Union, un événement annuel au cours duquel les présidents américains présentent leur bilan de l’année écoulée et leurs projets. Donald Trump a insisté sur le redressement économique des États-Unis. Selon le département du Commerce, la croissance américaine a progressé de 2,3 % en 2017, contre 1,5 % en 2016. Donald Trump a mis en avant la réforme fiscale adoptée en décembre, ayant conduit des entreprises, comme Apple, à annoncer le rapatriement de capitaux détenus à l’étranger. Plus de 2 millions d’emplois ont été créés en 2017 et le taux de chômage était de 4,1 % fin décembre, au plus bas depuis 17 ans. Donald Trump « a bénéficié des plans de redressement de son prédécesseur », estime dans Le Monde Marie-Cécile Naves, chercheuse à l’Institut de relations internationales et stratégiques.

Quelle politique migratoire Donald Trump a-t-il défendue ?

Le président américain a rappelé qu’il avait proposé la semaine dernière au Congrès de permettre la naturalisation de 1,8 million de migrants entrés illégalement aux États-Unis en demandant en contrepartie aux parlementaires de voter le financement d’un mur frontalier avec le Mexique, l’une de ses promesses de campagne. Il a affirmé vouloir accueillir uniquement des migrants « qualifiés, qui veulent travailler, qui contribueront à la société et qui aimeront et respecteront » les États-Unis. Donald Trump souhaite ainsi supprimer la loterie qui permet d’obtenir une carte de résident permanent. Il a annoncé vouloir restreindre les conditions du regroupement familial.

Qu’a-t-il décidé concernant le camp de Guantanamo ?

Donald Trump a annoncé lors de son discours avoir signé un décret pour laisser ouvert le centre de détention de Guantanamo, situé dans une base navale américaine à Cuba. Ce camp a été inauguré en 2001 sous la présidence de George W. Bush pour accueillir des détenus soupçonnés de terrorisme. Plusieurs ONG de défense des droits de l’homme, comme Amnesty International et Human Rights Watch, ont régulièrement dénoncé des actes de torture commis sur place et le fait que la plupart des détenus n’aient pas été inculpés ou jugés. Lors de son investiture en 2009, Barack Obama s’était engagé par décret à fermer le camp de Guantanamo, mais le Congrès s’est opposé à ce projet à plusieurs reprises. Le centre de détention a accueilli jusqu’à 780 personnes. Aujourd’hui, il reste 41 détenus.