6 février 2018

C'est leur avis

Les élus corses posent trop de conditions

En déplacement en Corse jusqu’à demain, Emmanuel Macron a rendu hommage ce matin au préfet Claude Érignac assassiné à Ajaccio en 1998. Le directeur de la rédaction de La Croix, Guillaume Goubert, estime que les conditions nécessaires à un nouveau dialogue entre l’État et l’île ne sont pas réunies.

« Il faut qu’un nouveau dialogue s’engage entre les élus de Corse et les plus hautes autorités de la République française. Ce ne sera pas facile. Les deux figures qui sont à la tête des institutions de l’île, Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, ont en effet une conception surprenante de la discussion qui s’annonce. D’un côté, ils appellent à “un dialogue sans préalable ni tabou entre l’État et la Corse”. De l’autre, ils énoncent leurs propres préalables : mention spécifique de la Corse dans la Constitution, co-officialité de la langue corse, statut de résident, rapprochement des prisonniers, amnistie… Ce n’est pas en posant autant de conditions que l’on construira l’avenir de l’île et de ses relations avec le continent. » Guillaume Goubert