8 février 2018

C'est leur avis

L’injonction d’Emmanuel Macron aux élus corses

Lors d’un déplacement en Corse, le président de la République a rejeté hier les demandes des élus nationalistes (co-officialité de la langue, statut de résident), mais s’est dit ouvert à une inscription de la spécificité de l’île dans la Constitution. Thomas Legrand, éditorialiste politique à France Inter, estime qu’il a fait preuve de pragmatisme.

« Le message principal du président aux dirigeants de l’île avait quelque chose d’imparable : vous avez, avec la nouvelle assemblée corse et son exécutif, des instruments de pouvoir inédits, vous êtes aux manettes ! Plutôt que de demander – déjà – un nouveau statut, éprouvez celui-là, gérez, assumez déjà le pouvoir qui est le vôtre ! Cette injonction basique souligne une vérité : les nationalistes considèrent toujours l’état institutionnel de leur île, quel qu’il soit (on en est au quatrième statut depuis 1982), comme imparfait, transitoire. Ils réclament toujours (indépendantistes ou autonomistes) un cran de pouvoir en plus, en fait jusqu’à l’indépendance. » Thomas Legrand