• Bombardements en Syrie. L’armée syrienne a augmenté depuis dimanche le nombre de ses frappes sur la Ghouta orientale, une zone située à l’est de Damas et contrôlée par les opposants au régime. Dans cette enclave de près de 400 000 habitants, les bombardements ont tué plus de 400 personnes en six jours, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme, une organisation basée au Royaume-Uni proche de l’opposition et disposant d’un réseau d’informateurs sur le terrain.

  • Armes à feu aux États-Unis. Après une fusillade qui a fait 17 morts dans un lycée de Floride la semaine dernière, le président américain, Donald Trump, a annoncé mardi avoir demandé au procureur général des États-Unis, qui dirige le département de la Justice, de proposer une interdiction des mécanismes permettant à des fusils de tirer en rafales. Cette semaine, plusieurs survivants du massacre ont pris la parole sur des chaînes de télévision pour demander aux responsables politiques de ne plus accepter d’argent de la NRA, le lobby des armes à feu.

  • Projet de loi sur l’immigration. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a présenté mercredi en Conseil des ministres son projet de loi « pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif ». Parmi les mesures figurent la réduction du délai d’examen des demandes d’asile à six mois, recours compris, contre 14 actuellement et l’allongement de la durée possible de rétention administrative pour les étrangers susceptibles d’être expulsés de 45 à 90 jours, voire 135 dans certains cas.

  • Évacuation de la ZAD du site nucléaire de Bure. Des gendarmes ont expulsé jeudi une quinzaine de personnes occupant un site sur lequel doit être aménagé un centre d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. Des manifestations de plusieurs dizaines de personnes ont eu lieu le soir dans diverses villes comme Rennes, Lille, Grenoble, Bourges ou Blois. Les opposants au projet ont refusé hier de rencontrer le secrétaire d’État à la Transition écologique, Sébastien Lecornu.

  • Accord sur l’assurance chômage. Les principaux représentants des syndicats de salariés et des organisations patronales ont conclu jeudi soir un accord sur l’assurance chômage. Celui-ci prévoit l’ouverture de droits pour les salariés démissionnaires justifiant d’une ancienneté de sept ans et d’un projet de reconversion professionnelle. Ces conditions sont plus strictes que celles proposées par Emmanuel Macron lors de la campagne de la présidentielle. Dans le projet de loi prévu mi-avril sur l’assurance chômage, le gouvernement pourra décider de reprendre tout ou partie de cet accord.