19 mars 2018

On fait le point

La Turquie s’empare de la ville d’Afrine en Syrie

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé aujourd’hui qu’il allait étendre l’offensive lancée par l’armée de son pays en janvier en Syrie. Il souhaite mettre fin au « corridor terroriste » que constitue selon lui une bande de territoires contrôlés par des Kurdes dans le nord de la Syrie, près de la frontière turque. Selon le porte-parole du gouvernement turc, les troupes du pays ne sont toutefois « pas là-bas pour rester ».

Hier, Recep Tayyip Erdogan avait annoncé que les forces turques, alliées à l’Armée syrienne libre, un rassemblement de combattants opposés au régime de Bachar el-Assad, avaient repris le contrôle de la ville d’Afrine. Située dans le nord-ouest de la Syrie, elle était administrée depuis 2012 par des Kurdes.

Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une organisation basée au Royaume-Uni proche de l’opposition et disposant d’un réseau d’informateurs sur le terrain, 250 000 personnes avaient fui Afrine depuis mercredi, à l’approche des troupes turques et de leurs alliés. L’OSDH a dénombré 289 civils tués pendant les huit semaines d’offensive sur la ville.

La reprise d’Afrine constituait l’un des principaux objectifs de l’opération « Rameau d’olivier », lancée par la Turquie le 20 janvier et destinée à déloger de la frontière turque la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG). La Turquie considère que les YPG sont l’extension syrienne du PKK, une organisation politique et militaire kurde établie en Turquie, qualifiée de terroriste par Ankara et par l’Union européenne.