• Sarkozy mis en examen. Les juges chargés de l’enquête sur les soupçons de financement par la Libye de la campagne présidentielle de 2007 ont mis hier soir Nicolas Sarkozy en examen pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens. L’ancien chef de l’État est déjà mis en examen dans deux autres affaires, l’une concernant la possible tentative de corruption d’un juge dans le but d’obtenir des renseignements sur son dossier judiciaire et l’autre liée au dépassement de ses frais de campagne pour la présidentielle de 2012.

  • Les excuses de Zuckerberg. Quatre jours après la publication par le Guardian et le New York Times d’articles selon lesquels les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook ont été utilisées à leur insu à des fins électorales, le patron de l’entreprise, Mark Zuckerberg, a présenté hier soir ses excuses dans des interviews à plusieurs médias, dont CNN et Wired. Il a affirmé que Facebook lutterait contre les tentatives d’utilisation de sa plateforme pour influencer les prochaines élections aux États-Unis, en Inde et au Brésil, mais ne prévoyait pas de changer son modèle économique basé sur la publicité via le ciblage de ses utilisateurs.

  • Procès d’une adolescente en Israël. Ahed Tamimi, Palestinienne de 17 ans arrêtée en décembre pour avoir frappé et bousculé un soldat israélien dans son village de Nabi Saleh, en Cisjordanie, a été condamnée hier soir à huit mois de prison par un tribunal militaire israélien. L’avocate de la jeune activiste a expliqué qu’elle avait décidé de plaider coupable après le refus de la justice de rendre les débats publics, estimant que l’absence de témoins ne permettrait pas un procès équitable.

  • Démission du président péruvien. Le président péruvien, Pedro Pablo Kuczynski, a présenté hier soir sa démission, 19 mois après sa prise de fonctions, en affirmant que les accusations de corruption émises à son encontre par l’opposition avaient « créé un climat d’ingouvernabilité ». Le parti de droite Fuerza Popular, dirigé par une fille de l’ancien président Alberto Fujimori, lui reproche d’avoir reçu des fonds d’une grande entreprise de travaux publics par l’intermédiaire de ses deux sociétés de conseil.