• Offensive turque en Syrie. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a annoncé dimanche que les forces turques, alliées à l’Armée syrienne libre, un rassemblement de combattants opposés au régime de Bachar el-Assad, avaient repris le contrôle de la ville d’Afrine, dans le nord-ouest de la Syrie. Lundi, il a déclaré qu’il allait étendre vers l’est cette offensive militaire lancée en janvier contre les combattants kurdes qui contrôlent plusieurs cantons syriens près de la frontière avec son pays.

  • Poutine réélu. Vladimir Poutine a été réélu dimanche président de la Fédération de Russie pour un quatrième mandat, d’une durée de six ans. Il a obtenu 76,7 % des voix dès le premier tour, loin devant le candidat communiste, Pavel Groudinine (11,8 %). L’ONG russe Golos, spécialisée dans le suivi des élections, a dénombré plusieurs milliers de cas de fraudes, comme des bourrages d’urnes.

  • Sarkozy mis en examen. Les juges chargés de l’enquête sur les soupçons de financement par la Libye de la campagne présidentielle de 2007 ont mis mercredi Nicolas Sarkozy en examen pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de détournements de fonds publics libyens. Vendredi, son avocat, Thierry Herzog, a déclaré que l’ancien président de la République allait faire appel du contrôle judiciaire sous lequel il a été placé et qui lui interdit de rencontrer neuf autres personnes mentionnées dans le dossier, dont les anciens ministres Claude Guéant et Brice Hortefeux, ainsi que de se rendre en Libye et dans plusieurs autres pays d’Afrique.

  • Les excuses de Zuckerberg. Quatre jours après la publication par le Guardian et le New York Times d’articles selon lesquels les données de 50 millions d’utilisateurs de Facebook ont été utilisées à leur insu à des fins électorales, le patron de l’entreprise, Mark Zuckerberg, a présenté mercredi ses excuses dans des interviews à plusieurs médias, dont le New York Times et CNN. Récoltées en 2014 via une application présentée comme un projet de recherche universitaire, les informations des utilisateurs de Facebook avaient été vendues à une entreprise, Cambridge Analytica, qui a participé à la campagne présidentielle de Donald Trump.

  • Fonctionnaires et cheminots dans les rues. Une journée de manifestations contre les projets gouvernementaux de réforme de la fonction publique et de la SNCF a réuni entre 323 000 personnes selon la police et 500 000 personnes selon la CGT. Il s’agissait de la plus forte mobilisation syndicale depuis celle contre la loi Travail au printemps 2016.

  • Attentats dans l’Aude. Un homme de 25 ans a fait trois morts et 16 blessés hier à Carcassonne et Trèbes, dans l’Aude, en tirant sur les occupants d’une voiture qu’il a volée, en ciblant ensuite des CRS, puis en ouvrant le feu dans un supermarché. Il a été abattu par les troupes d’élite de la gendarmerie. Le groupe djihadiste État islamique a revendiqué les attentats. Hier soir, le procureur de la République de Paris, François Molins, a expliqué que l’assaillant, né au Maroc, était « fiché S depuis 2014, en raison de sa radicalisation et de ses liens avec la mouvance salafiste » et qu’il « faisait l’objet d’un suivi effectif de la part des services de renseignement en 2016 et 2017, mais ne laissait pas présager de signes précurseurs d’un passage à l’acte ».