• Guerre en Syrie. Plusieurs organisations humanitaires ont affirmé qu’une attaque chimique avait fait des dizaines de morts samedi dernier dans la ville de Douma, dans la banlieue est de Damas, une zone rebelle dont les forces soutenant le régime de Bachar el-Assad ont repris le contrôle avant-hier. Les États-Unis, soutenus par la France, et la Russie n’ont pas réussi à s’entendre au sein du Conseil de sécurité de l’ONU pour décider d’une enquête. Les autorités françaises et américaines ont déclaré avoir la preuve de la responsabilité du régime syrien dans l’attaque chimique contre Douma. Cette nuit, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes contre des sites militaires syriens soupçonnés de permettre la production d’armes chimiques.

  • Victoire électorale pour Viktor Orban. Le parti nationaliste et anti-migrants Fidesz a remporté dimanche les élections législatives organisées en Hongrie avec plus de 49 % des voix, lui permettant d’obtenir près de deux tiers des sièges au Parlement. Son dirigeant, Viktor Orban, est assuré d’obtenir un troisième mandat de quatre ans d’affilée à la tête du gouvernement hongrois, après avoir déjà été Premier ministre de 1998 à 2002.

  • Blocages d’universités. Les forces de l’ordre ont expulsé cette semaine plusieurs manifestants qui bloquaient des établissements universitaires pour protester contre le projet de réforme de l’accès à l’enseignement supérieur. Lundi, des CRS sont intervenus à l’université de Nanterre. Jeudi, les forces de l’ordre ont évacué la Sorbonne à Paris et, le lendemain matin, un campus de l’université Lumière-Lyon-II.

  • Le patron de Facebook auditionné. Le fondateur et patron de Facebook, Mark Zuckerberg, a été entendu mardi et mercredi par des membres du Congrès américain à propos de la fuite des données personnelles de 87 millions d’utilisateurs du réseau social au profit d’une entreprise de profilage électoral en 2015. Il a présenté ses excuses et mis en avant les mesures prises par son entreprise depuis la révélation du scandale, comme une meilleure information sur l’utilisation des données des utilisateurs et des avertissements sur les publicités politiques.

  • Blocage de Telegram. La justice russe a ordonné hier le blocage de la messagerie chiffrée Telegram, pour avoir refusé depuis 2016 de fournir au FSB, les services de sécurité du pays, les clés permettant de déchiffrer les messages qui y sont partagés. L’agence fédérale russe des télécommunications qui avait saisi la justice craignait que le service soit utilisé par des terroristes et des extrémistes, mais l’ONG de défense des droits de l’homme Amnesty International y voit un nouvel « assaut contre la liberté d’expression » en Russie.