• Pavageau élu à la tête de FO. Seul candidat, Pascal Pavageau a été élu secrétaire général de Force ouvrière (FO) avec près de 97 % des voix lors du 24e congrès de l’organisation syndicale à Lille. Âgé de 49 ans, il succède à Jean-Claude Mailly, qui a dirigé le syndicat (troisième de France parmi les salariés du privé) pendant 14 ans, mais a fini son mandat très critiqué : le rapport d’activité qu’il a présenté pour ces trois dernières années n’a recueilli que 50,54 % d’approbation lors d’un vote des délégués du syndicat hier soir.

  • Croissance en baisse. La croissance a ralenti en France au premier trimestre 2018 selon l’Insee, l’institut national de statistiques, avec une hausse du PIB de 0,3 % seulement contre 0,7 % lors des trois derniers mois de 2017. Ce ralentissement, qui intervient après cinq trimestres consécutifs de croissance supérieure ou égale à 0,5 %, s’explique notamment par une faible augmentation de la consommation des ménages et des investissements des entreprises.

  • Changement à la BPCE. François Pérol a démissionné hier soir de la tête du groupe bancaire BPCE issu de la fusion des Banques populaires et des Caisses d’épargne. Il sera remplacé par Laurent Mignon, l’actuel dirigeant de Natixis, une filiale du groupe. Nommé président du directoire de BPCE à sa création en 2009, après avoir été secrétaire général adjoint de l’Élysée sous la présidence de Nicolas Sarkozy, il va rejoindre la banque Rothschild où il a déjà travaillé.

  • L’UE interdit trois pesticides. L’Union européenne a adopté, par le vote d’une majorité qualifiée d’États membres, une proposition de la Commission visant à interdire d’ici la fin de l’année l’usage sur toutes les cultures de plein air de trois néonicotinoïdes, des insecticides, au nom de la défense de la biodiversité. Ces produits utilisés depuis les années 1990 ciblent les insectes mangeant les cultures, mais sont aussi très toxiques pour les abeilles.

  • Forces françaises en Syrie. Le secrétaire américain à la Défense, Jim Mattis, a affirmé lors d’une audition devant le Congrès que des forces spéciales françaises étaient venues renforcer les troupes américaines « au cours des deux dernières semaines ». En juin 2016, le ministère de la Défense avait reconnu que des militaires français intervenaient en Syrie, mais précisé que leur rôle se limitait à du conseil auprès des Forces démocratiques syriennes, des combattants arabes et kurdes luttant contre le groupe État islamique.