• Démission sous la pression en Arménie. Le Premier ministre arménien, Serge Sarkissian, a démissionné lundi sous la pression de manifestations qui réclamaient depuis une dizaine de jours qu’il quitte le pouvoir. Après avoir dirigé le pays comme président depuis 2008, il avait été élu chef du gouvernement par le Parlement le 17 avril afin de profiter d’une réforme de la Constitution tout juste entrée en vigueur donnant l’essentiel du pouvoir exécutif au Premier ministre. Les manifestations se sont poursuivies une partie de la semaine pour réclamer le départ de tout le gouvernement et des élections législatives anticipées.

  • Différend sur l’accord iranien. Lors d’une visite d’État aux États-Unis, de lundi à mercredi, Emmanuel Macron a proposé à Donald Trump de négocier un « nouvel accord » avec l’Iran qui compléterait celui actuellement en vigueur sur le nucléaire auquel le président américain a plusieurs fois menacé de renoncer. Donald Trump, qui a prévu d’annoncer sa décision le 12 mai, reproche à l’accord actuel, signé en 2015, de ne pas encadrer le programme balistique non nucléaire de l’Iran et de ne pas fixer de contrainte sur le nucléaire après 2025. « On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large », a souhaité le président français.

  • Propositions pour les banlieues. L’ancien député UDI et ministre délégué à la Ville Jean-Louis Borloo a remis mercredi au Premier ministre un rapport sur les quartiers prioritaires. Il propose notamment de créer parallèlement à l’ENA une « académie des leaders » menant à la haute fonction publique pour ne plus « passer à côté » de certains talents, de lancer un plan de rénovation des écoles et des collèges ou encore de créer des « campus numériques » mettant l’accent sur des formations à la programmation. Le Premier ministre a précisé qu’Emmanuel Macron annoncerait « dans le courant du mois de mai » un « plan de mobilisation en faveur des quartiers ».

  • Sommet entre les deux Corée. Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et le président sud-coréen, Moon Jae-in, ont signé hier une déclaration commune dans laquelle ils s’engagent à une « dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Ils ont dit vouloir parvenir à un accord de paix mettant fin à la guerre de Corée, pour laquelle seul un armistice suspendant les combats a été signé en 1953. Il s’agit du troisième sommet intercoréen après ceux de 2000 et 2007 et c’est le premier à se dérouler du côté sud-coréen de la frontière.