• Propositions pour les banlieues. Se refusant à « annoncer un plan banlieue », Emmanuel Macron a présenté plusieurs mesures, dont des tests récurrents pour détecter la discrimination à l’embauche dans les 120 plus grandes entreprises françaises, 30 000 stages proposés par les entreprises et l’État aux élèves de troisième des quartiers défavorisés et un plan de lutte contre le trafic de drogue. L’ancien député UDI et ministre délégué à la Ville Jean-Louis Borloo avait remis fin avril au Premier ministre un rapport contenant des propositions plus larges.

  • Manifestation de fonctionnaires. Pour la troisième fois depuis le début du quinquennat d’Emmanuel Macron, les syndicats de fonctionnaires ont organisé des manifestations dans une centaine de villes de France. Ils s’opposent au plan annoncé par le gouvernement d’une baisse des effectifs dans la fonction publique et demandent une hausse des rémunérations. Sept personnes ont été interpellées à Paris après des affrontements avec les forces de l’ordre.

  • Gouvernement italien. Le Mouvement 5 étoiles et la Ligue, les deux partis arrivés en tête aux élections parlementaires du 4 mars en Italie et qui se sont mis d’accord la semaine dernière pour gouverner ensemble, ont proposé hier le nom de Giuseppe Conte, un juriste de 54 ans, pour diriger le gouvernement. Le président italien, Sergio Mattarella, à qui il revient de valider ce choix, a demandé hier soir un délai de réflexion et a consulté aujourd’hui les présidents des deux chambres du Parlement.

  • Référendum au Burundi. 73,2 % des votants se sont prononcés pour la réforme constitutionnelle au Burundi, selon des résultats publiés hier. Le vote avait pour but de valider une modification de la durée du mandat présidentiel qui permettrait à l’actuel chef de l’État, Pierre Nkurunziza, de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. La haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a dénoncé il y a deux semaines un « climat persistant d’intimidation et de répression » lors de la campagne du référendum.

  • Législatives en Irak. La coalition Sa’iroun (« En marche ») entre le chef religieux chiite Moqtada al-Sadr et le Parti communiste est arrivée en tête des élections législatives irakiennes du 12 mai avec 54 sièges sur 329, selon des résultats publiés vendredi soir par la commission électorale du pays. L’alliance dirigée par le Premier ministre, Haïder al-Abadi, n’est arrivée que troisième avec 42 sièges. Le taux de participation est en net recul à 44,52 %.