2 juin 2018

On revient au début

La lutte contre l’obésité

L’Assemblée nationale a adopté mercredi en première lecture le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation, qui vise notamment à « promouvoir des choix alimentaires favorables pour la santé ». Cependant, les députés n’ont pas voté certains amendements destinés à renforcer la lutte contre l’obésité, comme l’interdiction des publicités pour les produits alimentaires trop gras, trop sucrés ou trop salés à destination des enfants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), une agence de l’ONU, plus de 600 millions d’adultes dans le monde étaient obèses en 2014 et les problèmes de surpoids entraînent la mort d’au moins 2,8 millions de personnes chaque année.


Le concept

L’OMS définit l’obésité comme une maladie caractérisée par « une accumulation anormale de graisse corporelle qui peut nuire à la santé et réduire l’espérance de vie ». Elle peut entraîner des complications comme du diabète ou des maladies cardiovasculaires. L’OMS considère qu’une personne est obèse lorsque son « indice de masse corporelle », calculé en divisant le poids en kilos par le carré de la taille en mètres, dépasse 30. Pour une taille de 1,75 mètre, par exemple, le seuil se situe à 92 kilos. « Il peut exister des prédispositions génétiques à l’obésité, certaines personnes prenant plus de poids que d’autres avec un apport calorique identique. Mais les principaux facteurs sont une alimentation non équilibrée et un manque d’activité physique », explique à Brief.me Béatrice Morio-Liondore, directrice de recherche à l’Institut national de la recherche agronomique et spécialiste de la prévention de l’obésité.

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