4 juin 2018

C'est leur avis

L’urgence climatique soumise aux exigences économiques

Après le rejet d’amendements visant à interdire le glyphosate d’ici trois ans, Maxime Combes, membre de l’association luttant pour une justice sociale et environnementale Attac, regrette dans Libération que les discours d’Emmanuel Macron en faveur de l’environnement ne soient pas suivis de choix clairs.

« Quand les équilibres de la planète sont prêts à rompre, quand le seuil de l’irréversible est sur le point d’être franchi, comme le reconnaît d’ailleurs Emmanuel Macron, et quand la première puissance de la planète plonge dans le déni climatique, on attend des chefs d’État et des élus des pays qui prétendent être à la pointe du combat écologique et climatique qu’ils prennent des décisions courageuses et visionnaires, quitte à perturber le jeu économique. […] Dès que les enjeux deviennent sérieux, dès qu’il s’agit de prendre des décisions qui vont toucher à la puissance des lobbys, aux pouvoirs et droits acquis des multinationales ou aux règles qui organisent l’économie mondiale, Emmanuel Macron et son gouvernement tergiversent, reportent ou limitent leurs ambitions en se conformant aux exigences des acteurs économiques et financiers. » Maxime Combes