• Cessez-le-feu au Soudan du Sud. Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le chef du principal mouvement d’opposition, Riek Machar, ont signé un accord à Khartoum, au Soudan, qui prévoit la mise en place d’un cessez-le-feu d’ici 72 heures, la libération de prisonniers, la livraison d’aide humanitaire et la formation d’un gouvernement provisoire. Les deux dirigeants participaient à une série de négociations pour trouver une issue au conflit qui les oppose et qui a causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes depuis 2013, selon l’ONU.

  • Pétrole en Libye. Basé à Tripoli, dans l’ouest de la Libye, le Gouvernement d’union nationale, seule entité politique reconnue par les Nations unies dans le pays, a appelé hier soir le Conseil de sécurité de l’ONU à bloquer les exportations de pétrole dans les zones contrôlées par les forces du maréchal Khalifa Haftar, dans l’est du pays. Lundi, ce dernier avait annoncé que les champs de pétrole passés sous son contrôle la semaine dernière seraient désormais dirigés par une compagnie pétrolière différente de l’entreprise nationale.

  • Union civile au Royaume-Uni. La Cour suprême du Royaume-Uni a reconnu aux hétérosexuels le droit de contracter des unions civiles, jusqu’ici réservées par une loi de 2004 aux couples de même sexe. Elle a ainsi donné raison à un couple de Londoniens qui s’était dit victime d’une mesure discriminatoire après que l’enregistrement de leur partenariat civil leur avait été refusé.

  • Macron critique Lifeline. Emmanuel Macron a annoncé hier soir que la France compterait parmi les six pays européens à accueillir quelques dizaines de migrants parmi les plus de 230 à bord du navire humanitaire Lifeline, qui est attendu à Malte. Le président français a critiqué l’ONG allemande à laquelle le bateau appartient, l’accusant de « faire le jeu des passeurs » et d’avoir agi « en contravention de toutes les règles et des gardes-côtes libyens ». La porte-parole de l’organisation, Marie Naass, a déclaré aujourd’hui que ces accusations n’étaient « pas fondées ».

  • Service national universel. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté en Conseil des ministres les contours du service national universel (SNU). Promesse de campagne d’Emmanuel Macron, le SNU se décomposera en deux phases, l’une obligatoire d’une durée d’un mois aux alentours de l’âge de 16 ans avec quinze jours de vie en communauté et l’autre sur la base du volontariat entre 16 et 25 ans. Le groupe de travail qui a réfléchi sur le SNU doit encore mener une consultation auprès des syndicats d’enseignants et des associations en lien avec la jeunesse sur ses modalités et rendre ses conclusions avant la fin de l’année.

  • Recours aux armes à feu. Dans son bilan annuel, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a révélé hier soir une hausse de 54 % du recours aux armes à feu par les policiers entre 2016 et 2017, soit 394 utilisations au total. Ce service de contrôle des forces de l’ordre a aussi dévoilé pour la première fois le nombre de victimes causées par cette utilisation, à savoir 14 décès et une centaine de blessés entre juillet 2017 et mai 2018. Selon la directrice de l’IGPN, Marie-France Monéger-Guyomarc’h, les policiers ont principalement eu recours à leur arme lors de tentatives de fuite de véhicules.