27 juin 2018

Ça se chiffre

La lutte contre l’exclusion sociale

En 2015, la France a dépensé 0,9 % de son produit intérieur brut, soit plus que l’Allemagne et l’Italie et autant que la Suède, pour lutter contre l’exclusion sociale, selon des chiffres de l’institut européen de statistiques Eurostat rassemblés dans une étude publiée la semaine dernière par la Drees, le service de statistiques du ministère des Solidarités et de la Santé (soit 20,9 milliards d’euros). En France, ces dépenses recouvrent principalement le revenu de solidarité active et la prime pour l’emploi. Pour mesurer leur efficacité, il existe plusieurs indicateurs, dont celui de « privation matérielle sévère », qui concerne les personnes cumulant plusieurs difficultés matérielles comme l’incapacité de payer son loyer, de se chauffer ou de faire face à des dépenses imprévues. En France, 4,4 % de la population était concernée en 2016, selon Eurostat, plus que la Suède (0,8 %) ou l’Allemagne (3,7 %), mais moins que l’Italie (12,1 %).