• Lafarge mis en examen. L’entreprise Lafarge SA, filiale du cimentier franco-suisse LafargeHolcim, a été mise en examen en tant que personne morale pour « complicité de crime contre l’humanité » en Syrie. Elle est soupçonnée d’avoir versé plus de 12 millions d’euros à des groupes armés, dont l’organisation djihadiste État islamique, pour maintenir en activité son usine de Jalabiya, dans le nord du pays.

  • Projet d’attentat. 10 membres d’un groupuscule nommé Action des forces opérationnelles, soupçonnés de préparer des attentats contre des musulmans, ont été mis en examen hier soir, notamment pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Le parquet de Paris avait ouvert une information judiciaire le 14 juin, déclarant « craindre un passage à l’acte violent, aux contours demeurant toutefois imprécis à ce stade » de ce mouvement qui affirme sur son site web vouloir préparer « des citoyens-soldats ».

  • Parlementaire et détournement de fonds. La Cour de cassation a rejeté hier soir le pourvoi de cinq sénateurs qui contestaient leur mise en examen pour détournement de fonds publics. Ils estimaient ne pas faire partie des « personnes dépositaires de l’autorité publique ou chargées d’une mission de service public » qui sont, selon le Code pénal, les seules à pouvoir être poursuivies pour détournement de fonds publics.

  • Cour suprême des États-Unis. Nommé en 1988 par le président Ronald Reagan, Anthony Kennedy, 81 ans, l’un des neuf juges de la Cour suprême américaine, a annoncé hier soir son départ à la retraite le 31 juillet. Le président Donald Trump doit désormais trouver un remplaçant à ce juriste qui avait notamment rédigé en 2015 l’arrêt rendant le mariage homosexuel légal dans l’ensemble du pays.

  • Convoi humanitaire en Syrie. Le chef du groupe de travail humanitaire de l’ONU sur la Syrie, Jan Egeland, a annoncé la suspension des convois d’aide vers la province de Deraa depuis la Jordanie voisine. Il a justifié cette décision par l’intensification des combats provoquée par une offensive de l’armée syrienne pour reprendre cette région du sud du pays occupée par les groupes rebelles depuis le début de la guerre civile en 2011.