30 juin 2018

On revient au début

L’évolution de la consommation de viande

Les Premiers ministres français et chinois, Édouard Philippe et Li Keqiang, ont signé lundi à Pékin un protocole d’accord préalable à la fin de l’embargo chinois sur la viande de bœuf française instauré en 2001 après la crise de la vache folle. La Chine compte ainsi faire face à la forte augmentation de la consommation de viande bovine de sa population. La viande fait partie de l’alimentation humaine depuis toujours, mais sa consommation a évolué en fonction des époques, des crises sanitaires ou des alertes concernant son impact sur l’environnement et la santé.


À l’origine

L’humain est omnivore depuis son apparition, se nourrissant alors principalement de végétaux, d’insectes et de petites proies. La viande est progressivement devenue l’une des composantes de son alimentation lorsque l’activité de la chasse s’est développée. Sa consommation a toutefois diminué avec les débuts de l’agriculture vers 10 000 av. J.-C., qui ont permis d’augmenter la part de céréales et de produits laitiers dans l’alimentation, et en raison des interdits religieux. Les brahmanes hindous prônent une abstinence totale pour atteindre la pureté, l’islam et le judaïsme interdisent la consommation de porc considéré comme impur, tandis que l’Église catholique préconise de ne pas manger de viande le vendredi. « Aliment traditionnel, la viande constitue en même temps un critère de niveau de vie, voire d’appartenance sociale », selon un article publié en 2002 par l’anthropologue belge Yvan Lepage.

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