• Élections en Turquie. Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a été réélu dimanche lors du premier tour de l’élection présidentielle avec 53 % des voix. Le parti islamo-conservateur AKP qu’il dirige a remporté avec 43 % des voix les législatives qui se déroulaient le même jour. Recep Tayyip Erdogan détiendra des pouvoirs élargis lors de ce nouveau mandat, qui marque l’entrée en vigueur d’une réforme constitutionnelle conduisant à passer d’un régime parlementaire à un régime présidentiel.

  • Mouvement social du Rif. La cour d’appel de Casablanca a condamné mardi soir quatre militants d’un mouvement de contestation sociale organisé d’octobre 2016 à l’été 2017 dans le Rif, une région du nord du Maroc, à 20 ans de prison pour « complot visant à porter atteinte à la sécurité de l’État ». Des manifestations rassemblant plusieurs dizaines de milliers de personnes s’étaient succédé pour réclamer au gouvernement marocain une aide au développement économique de cette région comptant parmi les plus pauvres du pays.

  • Accord de cessez-le-feu au Soudan du Sud. Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, et le chef du principal mouvement d’opposition, Riek Machar, ont signé mercredi à Khartoum, au Soudan, un accord qui prévoit la mise en place d’un cessez-le-feu au conflit qui les oppose depuis 2013 et qui a causé la mort de plusieurs dizaines de milliers de personnes, selon l’ONU. Le texte prévoit la formation dans quatre mois d’un gouvernement d’union de transition pour une durée de trois ans.

  • Lafarge mis en examen. L’entreprise Lafarge SA, filiale du cimentier franco-suisse LafargeHolcim, a été mise en examen jeudi en tant que personne morale pour « complicité de crime contre l’humanité » en Syrie. Elle est soupçonnée d’avoir versé plus de 12 millions d’euros à des groupes armés, dont l’organisation djihadiste État islamique, pour maintenir en activité son usine de Jalabiya, dans le nord du pays. Plusieurs cadres de Lafarge, dont son ancien PDG, Bruno Lafont, avaient été mis en examen dans cette affaire en décembre.

  • L’Europe face à la question migratoire. Les dirigeants des 28 États membres de l’Union européenne ont conclu hier matin un accord portant sur la question migratoire. Le texte réclame la mise en place sur le territoire européen de centres destinés à recevoir les personnes secourues en mer et à distinguer celles qui peuvent prétendre à l’asile dans un État membre. Il propose également d’étudier la création de lieux implantés hors de l’UE pour sélectionner les candidats à l’asile, même si cette idée a déjà été rejetée par la Tunisie et le Maroc.