• Progression de la droite anti-immigration en Suède. À l’issue des élections législatives qui se sont tenues dimanche en Suède, la coalition de gauche, qui réunit le Parti social-démocrate, les Verts et le Parti de gauche, a remporté 144 sièges au Parlement sur 349. Les sociaux-démocrates conservent la place de première force politique du pays qu’ils détiennent depuis 1917, mais ils enregistrent leur score le plus faible depuis 1911 avec 28,4 % des voix. Les Démocrates de Suède, parti politique anti-immigration et nationaliste, ont obtenu 63 sièges, soit 14 de plus que lors des précédentes élections, en 2014.

  • Procédure contre la Hongrie. Le Parlement européen a voté mercredi à une large majorité (448 votes pour, 197 contre et 48 abstentions) le déclenchement d’une procédure contre la Hongrie, estimant qu’il existe dans ce pays « un risque grave de violation des valeurs fondatrices de l’UE ». C’est la première fois que les députés européens, notamment préoccupés par l’indépendance de la justice hongroise et la situation des migrants dans ce pays, demandent au Conseil de l’UE, qui représente les gouvernements des États membres, d’agir à l’égard d’un des pays de l’Union.

  • Ferrand président de l’Assemblée. L’ex-ministre et député LREM Richard Ferrand a été élu mercredi président de l’Assemblée nationale, un poste laissé vacant par François de Rugy à la suite de sa nomination au ministère de la Transition écologique. Sur les 484 suffrages exprimés, Richard Ferrand a obtenu 254 voix, loin devant quatre candidats présentés par le parti Les Républicains, le MoDem, le PS et La France insoumise. Son prédécesseur avait réuni 353 voix en juin 2017.

  • Torture en Algérie. Emmanuel Macron a reconnu jeudi la responsabilité de l’État français dans la mort en 1957, en Algérie, du militant communiste et anticolonialiste Maurice Audin. Le chef de l’État a rendu visite à la veuve de Maurice Audin, Josette Audin, pour lui demander pardon au nom de la France et lui remettre un document reconnaissant que son époux « est mort sous la torture du fait du système institué alors en Algérie par la France ». Le Parlement avait adopté en 1999 une loi reconnaissant que les « événements » survenus en Algérie de 1954 à 1962 devaient être qualifiés de « guerre », mais la France n’avait jamais admis le caractère organisé de la répression et de la torture.