Miroir, miroir. « Miroir, mon beau miroir, dis-moi qui est la plus belle ? » se demande-t-on parfois pour se rassurer sur son apparence. La journaliste Jennifer Padjemi a lancé cette semaine sur le site Binge Audio un podcast qui cherche à mieux comprendre les critères de beauté qui s’imposent à nous et la relation que l’on entretient à son corps. Dans ce premier épisode, elle a invité Gabrielle Deydier, auteure du livre « On ne naît pas grosse », pour témoigner de la façon dont elle a appris à s’apprécier en tant que personne grosse, des régimes à répétition qu’on lui a imposés ou des gens qui l’arrêtent dans la rue pour commenter son physique.

Migrants à Paris. Comment vivent les migrants de la porte de la Chapelle à Paris ? Le site de Libération publie le récit minutieux de Victor Mauriat, appuyé par les photos de Cyril Zannettacci, sur le quotidien de trois d’entre eux : les nuits dans un abri de fortune, les moments passés à la bibliothèque municipale, les repas glanés auprès des associations ou auprès d’une Vietnamienne qui, après avoir connu les boat people il y a 40 ans, vient en aide aux migrants. Ils sont polyglottes, anciens vendeurs, cultivés, généreux. « Nous avons tout de suite compris que nous pourrions compter les uns sur les autres », dit l’un d’eux.

Apocalypse sonore. Les scénaristes Cyril Legrais et Juliette Rose ont imaginé pour France Culture une fiction sous la forme d’un podcast en 10 épisodes qui raconte ce qu’est devenue l’humanité alors que les océans ont recouvert les continents. Deux façons de vivre se sont développées, l’une à la surface dans un immense bidonville flottant, l’autre dans les profondeurs où les élites se sont réfugiées dans des sous-marins. Plusieurs comédiens incarnent cette contre-utopie qui s’apprécie comme une vraie série, grâce à ses qualités d’anticipation et des effets sonores bluffants.

Vies parallèles. Ed Jones, photographe de l’AFP installé à Séoul, a eu l’idée de mettre en parallèle des portraits pris des deux côtés de la frontière coréenne dans des situations comparables. Le site du Guardian les publie avec un système de glissière permettant de basculer d’une photo à l’autre. On peut ainsi comparer deux soldats de part et d’autre de la zone démilitarisée, deux étudiantes en informatique ou encore deux nageuses dans un parc aquatique. Les décalages ne sont pas toujours ceux que l’on imagine.