• Attentat en Iran. L’Iran a observé une journée de deuil national après une attaque terroriste menée samedi par quatre hommes qui ont ouvert le feu sur les participants à un défilé militaire et sur la foule, faisant au moins 24 morts, à Ahvaz, dans l’ouest du pays. Le groupe djihadiste État islamique, contre lequel l’Iran a envoyé des militaires en Syrie, a revendiqué l’attentat samedi, mais le Guide de la révolution iranienne, Ali Khamenei, a accusé les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite d’avoir financé les auteurs de l’attaque.

  • Victoire de l’opposition aux Maldives. Le candidat de l’opposition Ibrahim Mohamed Solih a remporté hier l’élection présidentielle aux Maldives avec 58,3 % des voix face au chef de l’État sortant, Abdulla Yameen, selon des résultats provisoires publiés par la commission électorale du pays. L’ONG de défense des droits de l’homme Human Rights Watch avait exprimé mercredi ses craintes que l’élection soit truquée par le gouvernement qui avait « réprimé pendant des mois les partis d’opposition, les médias et ses détracteurs ».

  • Parti interdit à Hong Kong. Les autorités hongkongaises ont interdit un parti politique pour la première fois depuis la rétrocession de cette ancienne colonie britannique à la Chine en 1997. Le Parti national de Hong Kong, qui milite pour l’indépendance du territoire, avait été fondé en 2016 à la suite du mouvement dit « des parapluies », une série de manifestations réclamant plus de démocratie.

  • Déclarations de Hollande sur l’Inde. Le secrétaire d’État aux Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a déclaré hier sur Radio J que l’ancien président François Hollande ne rendait « pas service à la France » avec les propos qu’il a tenus vendredi sur la vente de 36 avions Rafale à l’Inde en 2016. L’ex-chef de l’État a déclaré à Mediapart que l’Inde avait imposé la participation du groupe industriel indien privé Reliance plutôt que le groupe public Hindustan Aeronautics Limited, ce que l’opposition indienne reproche au gouvernement de Narendra Modi.

  • L’Aquarius sans pavillon. L’autorité maritime du Panama a engagé hier le processus de retrait du pavillon de l’Aquarius, un navire utilisé par les ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières pour sauver des migrants en mer Méditerranée, qui s’était déjà vu retirer son précédent pavillon (obligatoire pour naviguer) par Gibraltar en août. L’administration panaméenne explique avoir pris sa décision après un signalement effectué par les autorités italiennes qui reprochent au navire de ne pas avoir ramené vers la Libye les migrants qu’il a secourus.