Poing final. Aujourd’hui largement oublié, le boxeur panaméen Panama Al Brown s’était fait une célébrité à Paris entre les deux guerres mondiales en écrasant ses adversaires de sa droite fulgurante. Noir, homosexuel, dandy, il s’était attiré la haine du public et l’amour de Jean Cocteau. À partir d’une BD d’Alex Inker et Jacques Goldstein, Camille Duvelleroy a réalisé pour Arte un récit graphique sonore et musical racontant cette histoire en mêlant élégamment images d’archives, dessins en noir et blanc, rythmes panaméens et jazz, à consulter de préférence sur un smartphone.

« Indécentes adolescentes ». Pourquoi certains vêtements courts ou moulants sont-ils indécents pour des filles et pas pour des garçons ? L’illustratrice Marine Spaark raconte dans son blog Dans mon tiroir avoir été contactée par une élève de Terminale d’un lycée de Pézenas (Hérault), agacée des contrôles exercés sur les tenues des filles. Elle en tire une courte bande dessinée engagée, drôle et documentée à partir de ces cas supposés d’« indécentes adolescentes » accusées de déconcentrer leurs homologues masculins.

L’amour sur place. Catherine s’éprend de Nassim un soir de 1979 à la Cinémathèque de Paris et noue avec lui une relation intellectuelle comme elle y aspirait, qui a duré vingt ans. Le Monde raconte dans une série en six épisodes baptisée « L’amour sur place » des histoires de couple à partir du lieu de leur rencontre, qui permet de découvrir leur relation intime. Vous trouverez dans l’article les liens des précédents épisodes, qui évoquent un cours de salsa où se sont rencontrés une Polonaise catholique et un Marocain musulman et la ligne de train Paris-Lille qui permet à une femme de naviguer entre son mari et son amant.

À vau-l’eau. Diane ne comprend pas pourquoi personne, dans sa famille, ne tente de faire quelque chose contre l’eau qui fuit du plafond. Usbek et Rica présente le court-métrage d’animation « Thermostat 6 », réalisée par quatre jeunes femmes pour leur travail de fin d’étude en cinéma d’animation, qui aborde avec sensibilité le désarroi de cette jeune fille s’employant à lutter contre cette montée des eaux face au déni de sa mère, qui ne pense qu’à consommer, ou de son père, qui remet à plus tard toute action, métaphores de l’inertie face aux problèmes environnementaux.