5 octobre 2018

C'est leur avis

L’absence d’autorité démocratique au Brésil

Les électeurs brésiliens sont appelés à voter dimanche pour le premier tour de l’élection présidentielle. Le candidat ultraconservateur Jair Bolsonaro, en tête dans les sondages, a prospéré grâce à l’absence d’autorité du gouvernement de Michel Temer, estime Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques, un centre de réflexion.

« La crise sociale, fruit de la détérioration de l’économie et des mesures d’austérité prises par le gouvernement du président de fait, Michel Temer, a gravement détérioré la paix intérieure. Jair Bolsonaro au fil de cette détérioration a durci son discours. Désignant le Parti des travailleurs, comme bouc émissaire du crime, et prônant les réponses les plus sévères, allant jusqu’à encourager l’exécution des délinquants par les forces de l’ordre. Ce discours a été toléré par un pouvoir aux abois, sans légitimité, constitutionnelle, et démocratique. […] L’absence d’autorité démocratique a ouvert une brèche institutionnelle. » Jean-Jacques Kourliandsky