• Présidentielle au Brésil. Le candidat ultraconservateur Jair Bolsonaro est arrivé en tête du premier tour de l’élection présidentielle brésilienne hier avec 46 % des voix. Ce militaire de formation, qui a manifesté pendant sa campagne une nostalgie pour la dictature qu’a connue le Brésil de 1964 à 1985, sera opposé au deuxième tour à Fernando Haddad, qui a recueilli 29 % des voix. Ce dernier a été choisi par le Parti des travailleurs après l’invalidation de la candidature de l’ancien président Lula.

  • Élection en Bosnie. Les électeurs de Bosnie-Herzégovine ont voté hier pour renouveler la présidence tripartite collégiale, chargée de la politique étrangère et de défense du pays et composée de trois membres représentant respectivement les communautés bosniaques, serbes et croates. Le vainqueur du siège réservé aux Serbes, Milorad Dodik, a déclaré qu’il œuvrerait « uniquement dans l’intérêt ou au profit » de la République serbe de Bosnie, l’une des deux entités qui composent le pays, dont il est le président depuis 2006.

  • Le patron d’Interpol poursuivi. Le ministère chinois de la Sécurité publique a déclaré qu’une enquête pour corruption avait été ouverte contre Meng Hongwei, président de l’organisation internationale de coopération policière Interpol. Cet organisme, basé à Lyon, a annoncé hier avoir reçu la démission « avec effet immédiat » de son dirigeant, qui avait disparu fin septembre en se rendant en Chine, son pays.

  • Disparition d’un journaliste saoudien. Dans son édition d’hier, le quotidien américain Washington Post a affirmé que les États-Unis devaient demander « haut et fort » des réponses quant au sort de son éditorialiste Jamal Khashoggi. Ce journaliste saoudien a disparu après s’être rendu mardi au consulat de son pays à Istanbul (Turquie) et le Washington Post s’inquiète de déclarations anonymes d’enquêteurs turcs affirmant qu’il y a été tué.

  • Nobel d’économie. Le prix de la Banque de Suède en sciences économiques (dit « prix Nobel d’économie ») a été attribué aux Américains William Nordhaus et Paul Romer. Le premier a été récompensé pour avoir intégré le changement climatique à l’analyse macroéconomique à long terme et le second pour y avoir intégré les innovations technologiques.