11 octobre 2018

C'est leur avis

La disparition du savoir-faire français dans le nucléaire

Pierre-Franck Chevet achèvera le mois prochain son mandat de président de l’Autorité de sûreté nucléaire, une organisation indépendante dont le rôle est de protéger, au nom de l’État, le public et l’environnement des risques liés aux activités nucléaires. Dans une interview au Monde, il déplore la perte d’expérience [€] qui affecte le secteur nucléaire français.

« Les entreprises de ce secteur font face à une perte d’expérience : la plupart des 58 réacteurs du parc nucléaire français ont été mis en service entre la fin des années 1970 et celle des années 1980, puis, pendant plusieurs décennies, aucun gros chantier de construction n’a été lancé. Une génération est passée, les équipes sont parties à la retraite… On en voit aujourd’hui les résultats avec les multiples problèmes qui affectent la réalisation de l’EPR de Flamanville. La Chine, où vient d’être mis en service l’EPR de Taishan, n’a pas connu une telle interruption et ne semble pas rencontrer les mêmes difficultés. » Pierre-Franck Chevet