• Garde à vue prolongée pour Ghosn. Un tribunal japonais a décidé de prolonger de 10 jours la garde à vue de Carlos Ghosn, PDG de Renault et président des conseils d’administration de Nissan et Mitsubishi Motors, soupçonné d’avoir falsifié ses déclarations de revenus et arrêté lundi à Tokyo. Le conseil d’administration du constructeur automobile français a confié hier soir à Thierry Bolloré, directeur général adjoint du groupe, les « mêmes pouvoirs » que Carlos Ghosn à titre provisoire, tout en maintenant ce dernier à son poste.

  • « Gilets jaunes ». Le ministère de l’Intérieur a annoncé hier soir la mort d’une deuxième personne en marge des manifestations de « Gilets jaunes », confirmant une information révélée par Le Dauphiné libéré. Il s’agit d’un motard décédé hier après « un accident survenu lundi dans la Drôme aux abords d’un barrage ». Ce matin à 9 h, le ministère de l’Intérieur a recensé 7 171 manifestants, 37 manifestations et 96 blocages, des chiffres en baisse par rapport aux jours précédents.

  • Trump et l’Arabie saoudite. Après la révélation vendredi par le Washington Post que la CIA avait conclu à l’implication du prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, dans le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi, le président des États-Unis a déclaré hier dans un communiqué que le prince héritier « pourrait avoir eu connaissance de cet événement tragique » survenu le 2 octobre à Istanbul (Turquie). Il a cependant affirmé que les États-Unis entendaient « rester un partenaire inébranlable de l’Arabie saoudite ».

  • Nouveau président d’Interpol. Le Sud-Coréen Kim Jong-yang a été élu président d’Interpol, l’organisation internationale de police criminelle, face à Alexandre Prokoptchouk, un officier de police russe, vice-président de l’organisation depuis 2016. Kim Jong-yang assurait l’intérim depuis la démission début octobre de l’ancien président, le Chinois Meng Hongwei, qui a disparu fin septembre lors d’un voyage en Chine et contre lequel les autorités chinoises ont ouvert une enquête pour corruption.

  • Démission du patron du PNUE. Le Norvégien Erik Solheim, directeur du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), a annoncé hier soir sa démission, qui prendra effet demain. Elle intervient après la révélation par le quotidien britannique The Guardian des conclusions d’un audit interne critiquant la fréquence de ses voyages en avion, contraire à l’objectif de réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’agence des Nations unies, et affirmant que certains de ses frais de déplacement n’étaient pas justifiés.