• « Gilets jaunes ». Plus de 287 000 personnes se sont mobilisées samedi dernier en France pour participer au mouvement des « Gilets jaunes » contre l’augmentation des taxes sur les carburants, selon la police. Le mouvement s’est poursuivi tout au long de la semaine avec des manifestations et des blocages, avant une nouvelle manifestation prévue aujourd’hui à Paris. Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a demandé mardi aux préfets de libérer systématiquement les dépôts pétroliers et les sites sensibles faisant l’objet d’actions de blocage. Des incidents ont eu lieu devant des barrages, provoquant la mort de deux personnes, samedi et mardi, et faisant 552 blessés, dont 95 membres des forces de l’ordre, selon le dernier bilan communiqué par le ministère de l’Intérieur mercredi.

  • Étudiants étrangers. Le Premier ministre, Édouard Philippe, a annoncé lundi une hausse des droits d’inscription des étudiants étrangers en France à partir de la rentrée 2019. Jusqu’ici, ceux-ci payaient autant que les étudiants français, soit 170 euros par an pour une licence, 243 euros pour un master et 380 euros pour un doctorat. Désormais, ceux qui ne viennent pas d’un pays membre de l’Espace économique européen (UE, Islande, Norvège et Liechtenstein) ou de la Suisse devront payer 2 770 euros par an pour une licence et 3 770 euros pour un master ou un doctorat.

  • Carlos Ghosn en garde à vue. Soupçonné d’avoir sous-déclaré des revenus aux autorités boursières japonaises, le PDG de Renault, Carlos Ghosn, est depuis lundi en garde à vue à Tokyo. Le conseil d’administration du constructeur automobile français a confié mardi à Thierry Bolloré, directeur général adjoint du groupe, les « mêmes pouvoirs » que Carlos Ghosn à titre provisoire, tout en maintenant ce dernier à son poste de PDG. Également soupçonné d’avoir utilisé de l’argent du groupe Nissan à des fins personnelles, le dirigeant a été démis jeudi de la présidence du conseil d’administration du constructeur automobile japonais.

  • Accalmie au Yémen. Le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a déclaré mercredi que des pourparlers de paix seraient organisés début décembre en Suède entre le gouvernement du Yémen et les rebelles houthis, qui se livrent une guerre depuis 2014. Dimanche, le chef du Comité suprême révolutionnaire des Houthis, Mohammed Ali al-Houthi, avait annoncé un arrêt des attaques de drones et des tirs de missiles et s’était dit prêt à un cessez-le-feu plus large si la coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite et soutenue par les États-Unis montrait qu’elle « veut la paix ».

  • Exactions à La Réunion. Pendant cinq nuits consécutives, jusqu’à jeudi, des commerces ont été vandalisés et des voitures incendiées à La Réunion. La préfecture estime que « ces exactions sont le fait de délinquants, sans lien avec le mouvement dit “Gilets jaunes” mobilisé depuis le 17 novembre ». Emmanuel Macron a annoncé mercredi soir sur son compte Twitter l’envoi de forces de l’ordre supplémentaires sur place. Des blocages dans le cadre du mouvement des « Gilets jaunes » ont provoqué un rationnement des livraisons d’essence et des médicaments dans les hôpitaux.

  • Restitution d’oeuvres africaines. L’Élysée a affirmé hier soir que la France allait restituer « sans tarder » 26 œuvres réclamées par le Bénin, qui avaient été saisies par l’armée française en 1892. Cette annonce fait suite à la remise, le même jour, au président Emmanuel Macron d’un rapport sur la « restitution du patrimoine culturel africain ». Selon ce document, 90 000 pièces africaines sont présentes dans les musées français, dont 70 000 au musée du quai Branly à Paris. Les auteurs estiment que les biens acquis de manière répréhensible, comme le vol ou le butin de guerre, doivent être restitués.