• Scandale des implants. Une enquête menée par le consortium international de journalistes d’investigation ICIJ et publiée dimanche par plusieurs médias, dont Le Monde et Radio France, a révélé d’importantes failles dans la certification et le suivi en Europe des dispositifs médicaux comme les prothèses et les implants. Une journaliste néerlandaise a ainsi montré qu’elle était parvenue à obtenir un marquage « CE » (« conformité européenne ») qui lui aurait permis de commercialiser un filet de mandarines comme implant vaginal.

  • Projet d’accord sur le Brexit. Les dirigeants des 27 États membres de l’Union européenne ont validé dimanche le projet d’accord sur le Brexit lors d’un sommet spécial organisé à Bruxelles. Le texte doit encore être soumis au Parlement britannique en décembre, puis au Parlement européen, avant que le Royaume-Uni quitte l’UE à la date prévue du 29 mars.

  • Loi martiale en Ukraine. Le président ukrainien, Petro Porochenko, a dénoncé lundi « un acte agressif de la Russie visant une escalade préméditée » et a instauré la loi martiale dans son pays, au lendemain de l’interception par la Russie de trois navires militaires ukrainiens. Les autorités ukrainiennes ont annoncé hier que les hommes russes âgés de 16 à 60 ans n’étaient plus autorisés à se rendre dans le pays.

  • Réduction du nucléaire. Emmanuel Macron a présenté mardi le plan pluriannuel de l’énergie, qui fixe les objectifs du pays en matière énergétique pour les 10 prochaines années. Ce plan prévoit la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d’ici 2035 et le doublement d’ici 2028 des capacités de production d’électricité renouvelable, qui représentent actuellement 17 % de la production selon RTE, le réseau public de transport d’électricité haute tension. Le président de la République a confirmé que la part du nucléaire dans la production d’électricité passerait de 72 % à 50 % d’ici 2035, ce qui doit donner lieu à la modification de la loi sur la transition énergétique votée en 2015, qui prévoyait d’atteindre cet objectif d’ici 2025.

  • Loi anti-migrants en Italie. Le Parlement italien a définitivement adopté mercredi une loi durcissant la politique d’immigration, qui prévoit de remplacer le permis de séjour de « protection humanitaire » d’une durée de deux ans par d’autres permis, de durées moindres. De janvier à novembre, près de 23 000 migrants sont arrivés sur le sol italien, contre plus de 110 000 pendant la même période en 2017, selon les données du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.

  • Carlos Ghosn reste en garde à vue. Un tribunal de Tokyo, au Japon, a approuvé hier une prolongation de 10 jours de la garde à vue du dirigeant de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi Motors, Carlos Ghosn, arrêté le 19 novembre. Il est soupçonné d’avoir sous-déclaré entre 2010 et 2015 d’environ 7,8 millions d’euros par an ses revenus aux autorités boursières japonaises, selon le bureau du procureur de Tokyo.