4 décembre 2018

C'est leur avis

Un accord contesté de toutes parts

Les députés britanniques ont commencé aujourd’hui l’examen du projet d’accord sur le Brexit proposé par la Première ministre britannique, Theresa May. Mervyn King, gouverneur de la Banque d’Angleterre de 2003 à 2013, juge dans Bloomberg que le texte ne peut satisfaire ni ceux qui souhaitent rester dans l’Union européenne, ni ceux qui veulent en sortir.

« Cet accord ne mettra pas fin aux dissensions dans le débat sur la relation du Royaume-Uni à l’Union européenne. Le camp pro-UE continuera à affirmer, correctement, qu’aligner indéfiniment un pays sur des lois sur lesquelles il n’a aucune influence est une folie et qu’un deuxième référendum est vital pour échapper à ce cauchemar interminable. Le camp pro-Brexit clamera, correctement aussi, qu’il est intolérable pour la cinquième économie mondiale de rester indéfiniment un vassal. Si cet accord n’est pas abandonné, je pense que le Royaume-Uni finira par l’abroger unilatéralement, en dépit des graves dommages que cela causerait à la réputation et à la stature du pays. » Mervyn King