• Les annonces de Macron. Le président de la République, Emmanuel Macron, a prononcé lundi une allocution télévisée pour répondre au mouvement des « Gilets jaunes ». Il a affirmé que la rémunération des travailleurs au Smic augmenterait de 100 euros en 2019. Il a également annoncé l’annulation de la hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour les retraités qui « touchent moins de 2 000 euros par mois » et déclaré que les heures supplémentaires seraient « versées sans impôt ni charges dès 2019 ». Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, a estimé mardi le coût de ces annonces à 6 milliards d’euros.

  • Attentat à Strasbourg. Un homme a tué au moins quatre personnes et fait une dizaine de blessés à l’aide d’une arme à feu et d’un couteau mardi soir dans le centre-ville de Strasbourg. Le suspect, Cherif Chekatt, âgé de 29 ans et fiché pour radicalisation islamiste, a été abattu jeudi soir par des policiers dans le quartier strasbourgeois du Neudorf où il avait grandi.

  • Accord pour le Yémen. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a annoncé jeudi que les pourparlers de paix pour le Yémen, organisés en Suède, avaient débouché sur un accord de cessez-le-feu à Hodeïda, principale ville par laquelle arrivent les importations dans le pays. Il a déclaré que l’ONU jouerait un « rôle clé » dans le contrôle du port de cette ville conquise par les rebelles houthis en 2014 et qui fait l’objet ces derniers mois d’une offensive des forces gouvernementales, soutenues par une coalition militaire dirigée par l’Arabie saoudite.

  • Émissions polluantes. Le Tribunal de l’Union européenne, chargé des recours contre des actes pris par des institutions européennes, a annulé jeudi partiellement un règlement de la Commission européenne, car il a jugé « trop élevées » les limites d’émissions polluantes fixées aux véhicules roulants. Le tribunal a donné 12 mois à l’UE pour définir une nouvelle réglementation revoyant à la baisse ces limites d’émissions.

  • Usine Ford de Blanquefort. Ford Aquitaine Industries, filiale française du groupe automobile américain Ford, a annoncé jeudi qu’elle refusait le projet de reprise de son usine située à Blanquefort, en Gironde, spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses. Le groupe belge Punch, spécialisé dans les boîtes de vitesse automatiques, avait fait une offre de reprise du site, prévoyant de conserver la moitié des plus de 800 emplois. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’est déclaré « révolté » par la décision de Ford.