• Accord pour des migrants. Le Premier ministre maltais, Joseph Muscat, a annoncé qu’un accord avait été trouvé concernant les 49 migrants bloqués en mer Méditerranée sur les navires de deux ONG allemandes qui les ont secourus, le 22 décembre pour 32 d’entre eux et le 29 décembre pour les 17 autres. Ils ont débarqué à La Valette, la capitale de Malte, et doivent être répartis dans huit pays européens dont la France.

  • Carlos Ghosn reste en prison. Le tribunal de Tokyo, au Japon, a rejeté la demande de libération du PDG de Renault et de l’alliance Renault-Nissan, Carlos Ghosn. Détenu depuis le 19 novembre, il est soupçonné d’avoir minoré des déclarations de revenus aux autorités boursières japonaises et d’avoir imputé à Nissan des pertes réalisées dans le cadre de placements personnels. Motonari Otsuru, ex-procureur et avocat principal de Carlos Ghosn, a estimé que son client risquait de rester en détention jusqu’à son procès, qui ne se tiendra pas avant plusieurs mois.

  • Statu quo aux États-Unis. Le président américain, Donald Trump, a défendu hier soir lors d’une allocution télévisée son projet de mur à la frontière mexicaine, estimant que « des milliers d’Américains ont été brutalement tués par ceux qui sont entrés illégalement » dans le pays. Il continue de réclamer au Congrès 5,7 milliards de dollars pour ériger ce mur – ce que les Démocrates refusent, l’estimant inutile et coûteux. Ce désaccord a pour conséquence de retarder le vote du budget fédéral, créant ainsi un « shutdown » qui bloque depuis le 22 décembre un quart des agences fédérales du pays.

  • Votes sur le Brexit. Les députés britanniques ont voté un amendement contraignant la Première ministre, Theresa May, à présenter un plan alternatif pour le Brexit sous trois jours en cas de rejet de l’accord de sortie négocié avec l’Union européenne lors du vote prévu mardi à la Chambre des communes. Ils avaient voté hier un autre amendement limitant la possibilité pour le gouvernement d’accepter un Brexit sans accord. Le Royaume-Uni a négocié pendant 17 mois avec la Commission européenne l’accord pour sa sortie de l’UE qui doit intervenir le 29 mars.

  • Retrait de Chantal Jouanno. Chantal Jouanno, la présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), une autorité administrative indépendante, a annoncé hier soir qu’elle se retirait du pilotage du grand débat national, annoncé par Emmanuel Macron le 10 décembre pour répondre aux revendications des « Gilets jaunes ». Elle a justifié ce retrait par la polémique portant sur sa rémunération, qui s’élève à plus de 14 500 euros bruts par mois. Chantal Jouanno reste la présidente de la CNDP qui pilote actuellement 70 autres débats, notamment sur l’agrandissement de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle ou sur la gestion des déchets radioactifs.

  • Mariani rejoint Le Pen. Thierry Mariani, qui a été ministre des Transports sous la présidence de Nicolas Sarkozy, a annoncé hier soir qu’il quittait le parti Les Républicains et qu’il serait sur la liste du Rassemblement national (ex-Front national) pour les élections européennes en mai, sans toutefois prendre la carte de ce parti. Dans une interview accordée au Parisien, Thierry Mariani estime que « Marine Le Pen représente la seule véritable alternative ».