• Votes sur le Brexit. Un porte-parole de la Première ministre britannique, Theresa May, a déclaré mardi que les députés voteraient le 15 janvier sur l’accord de sortie de l’UE négocié entre le Royaume-Uni et la Commission européenne. Les députés ont adopté cette semaine deux amendements, le premier limitant la possibilité pour le gouvernement d’accepter un Brexit sans accord et le second contraignant Theresa May à présenter un plan alternatif sous trois jours en cas de rejet, par les députés, de l’accord de sortie négocié avec l’UE. Le Brexit doit intervenir le 29 mars.

  • Investiture de Maduro. Réélu en mai, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, au pouvoir depuis 2013, a entamé jeudi son deuxième mandat, considéré comme illégitime par l’Union européenne, les États-Unis, le Canada et 12 pays d’Amérique latine. Le PIB par habitant du Venezuela a diminué de plus de 35 % entre 2013 et 2017, selon le Fonds monétaire international, et plus de 1,6 million de personnes ont fui le pays depuis 2015, selon l’ONU.

  • Présidentielle en RDC. La commission électorale de la République démocratique du Congo a annoncé jeudi que l’opposant Félix Tshisekedi avait remporté l’élection présidentielle à un tour organisée le 30 décembre. C’est la première fois depuis l’indépendance de ce pays en 1960 qu’un opposant est déclaré vainqueur d’une présidentielle. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a toutefois déclaré que les résultats annoncés n’étaient pas « conformes aux résultats que l’on a pu constater ici ou là » et qu’un autre opposant, Martin Fayulu, était « a priori » le vainqueur.

  • Idleb sous contrôle djihadiste. Le groupe Hayat Tahrir al-Cham, issu du regroupement en 2017 de plusieurs factions islamistes, dont l’ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, a pris jeudi le contrôle de la province d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie. Le porte-parole de la coalition internationale antidjihadiste dirigée par les États-Unis a annoncé hier que l’armée américaine avait « commencé le processus de retrait » de Syrie, annoncé par Donald Trump le 19 décembre, alors que son conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, avait précisé dimanche dernier qu’il ne se ferait pas sans tenir compte des Kurdes, sur lesquels s’était appuyée la coalition.

  • Poursuite du « shutdown ». Le « shutdown » qui bloque depuis le 22 décembre un quart des agences fédérales aux États-Unis a égalé hier la durée du plus long de l’histoire, qui avait eu lieu sous le mandat de Bill Clinton en 1996. Le président américain, Donald Trump, a réaffirmé cette semaine sa volonté d’obtenir du Congrès 5,7 milliards de dollars afin d’ériger un mur le long de la frontière mexicaine, un projet rejeté par les Démocrates, désormais majoritaires à la Chambre des représentants. Du fait de ce désaccord, le président refuse de signer la loi sur le budget fédéral, ce qui paralyse une partie des administrations et contraint 800 000 fonctionnaires à un congé sans solde ou à travailler sans être rémunérés.