• Affaire Benalla. Philippe Bas, président (LR) de la commission parlementaire du Sénat qui enquête sur l’ancien chargé de mission de l’Élysée Alexandre Benalla, a déclaré sur Europe 1 que des révélations publiées hier par Mediapart ajoutaient du crédit à l’hypothèse de sa participation à « un contrat avec un oligarque russe quand il était en fonction à l’Élysée ». Le site d’information Mediapart a diffusé hier des enregistrements audio d’une conversation datant de juillet lors de laquelle Alexandre Benalla et Vincent Crase, ex-employé de La République en marche, évoquent selon le journal un contrat avec l’homme d’affaires russe Iskander Makhmudov. Alexandre Benalla avait nié toute implication dans ce contrat devant les sénateurs en janvier.

  • Lanceurs de balles de défense. Le Conseil d’État a rejeté la demande de la CGT et de la Ligue des droits de l’homme de suspendre l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) lors des manifestations de « Gilets jaunes ». Reconnaissant que ces armes ont « provoqué des blessures parfois très graves », les juges ont toutefois estimé qu’il n’y avait pas d’« intention des autorités de ne pas respecter les conditions d’usage strictes » et que le risque de violences rendait nécessaire de permettre aux forces de l’ordre d’y recourir.

  • Violences sexuelles. Les plaintes pour viol ont augmenté de 17 % et celles pour agression sexuelle de 19 % entre 2017 et 2018, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un rapport sur la sécurité intérieure. Les hausses étaient respectivement de 12 % et 11 % entre 2016 et 2017. L’augmentation du nombre de victimes recensées procède « sans doute à la fois d’une plus grande révélation des faits et d’un abaissement du seuil de tolérance à ce type de violences », explique le rapport.

  • Gouvernement libanais. Après huit mois de négociations, le Liban a annoncé jeudi soir la composition de son gouvernement, dirigé par le Premier ministre sortant, Saad Hariri, et composé de 30 ministres, dont quatre femmes. Sa formation intervient après la tenue d’élections législatives en mai 2018, les premières depuis près de 10 ans, et alors que l’économie du pays est en difficulté en raison notamment des répercussions de la guerre en Syrie voisine.

  • Gbagbo et Blé Goudé libérés sous conditions. La Cour pénale internationale (CPI) a annoncé la remise en liberté sous conditions – qui doivent être précisées ultérieurement – de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo et de l’ex-ministre et chef du mouvement politique nationaliste des Jeunes Patriotes Charles Blé Goudé. Cette décision intervient après l’acquittement des deux hommes, poursuivis pour crimes contre l’humanité commis lors des violences post-électorales de 2010-2011, prononcé par la CPI le 15 janvier.