• Blocages sur le Brexit. Les députés britanniques ont voté mardi un amendement demandant la modification du projet d’accord conclu mi-novembre entre le Royaume-Uni et l’Union européenne définissant les conditions du Brexit le 29 mars. L’amendement réclame le remplacement du statut prévu pour la frontière irlandaise par « des dispositions alternatives », sans préciser lesquelles. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré mercredi que le statut de la frontière irlandaise faisait « partie de l’accord de retrait » et que ce dernier n’était « pas ouvert à la renégociation ».

  • Crise au Venezuela. Le Parlement européen a reconnu jeudi l’opposant politique et président du Parlement vénézuélien Juan Guaido comme « président par intérim légitime » du Venezuela, appelant tous les États membres de l’UE à en faire de même. Juan Guaido s’est proclamé « président par intérim » le 23 janvier en contestant la légitimité du président vénézuélien, Nicolas Maduro, réélu en mai à l’issue d’un scrutin boycotté par l’opposition qui en contestait la sincérité. Nicolas Maduro a rejeté dimanche un ultimatum lancé samedi dernier par Emmanuel Macron et d’autres dirigeants européens qui lui demandaient d’annoncer des élections sous huit jours.

  • Djihadistes français. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, a déclaré jeudi que si les djihadistes français détenus par les Kurdes « devaient être remis en liberté », la France avait « plutôt intérêt » à s’assurer « de ce qu’ils deviennent » et donc à les rapatrier. Le gouvernement français, qui estimait jusqu’à présent que ses concitoyens arrêtés en Irak et en Syrie ne devaient pas être rapatriés, a expliqué que son changement de doctrine était lié à la décision de retrait des troupes américaines de Syrie, annoncée le 19 décembre par Donald Trump.

  • Contournement des sanctions américaines. Les ministres des Affaires étrangères français, allemand et britannique ont annoncé jeudi la création d’Instex, une structure destinée à poursuivre le commerce avec l’Iran en dépit des sanctions américaines entrées en vigueur en août et novembre. Ces dernières interdisent aux entreprises d’échanger avec l’Iran dans certains secteurs tels que le pétrole et de réaliser des transactions avec des banques iraniennes. Instex doit permettre aux entreprises européennes de « poursuivre un commerce licite avec l’Iran dans les domaines de la santé et de l’agroalimentaire », selon Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, sans effectuer de transaction en dollars – ce que les États-Unis pourraient sanctionner.

  • Lanceurs de balles de défense. Le Conseil d’État a rejeté hier la demande du syndicat CGT et de l’association Ligue des droits de l’homme, qui demandaient la suspension de l’utilisation des lanceurs de balles de défense (LBD) lors des manifestations de « Gilets jaunes ». Reconnaissant que ces armes ont « provoqué des blessures parfois très graves », les juges ont toutefois estimé qu’il n’y avait pas d’« intention des autorités de ne pas respecter les conditions d’usage strictes » et que le risque de violences rendait nécessaire de permettre aux forces de l’ordre d’y recourir.