• Chef d’État vénézuélien. Près de 10 pays européens – dont l’Allemagne, l’Espagne et la France – ont reconnu lundi Juan Guaido, le président du Parlement vénézuélien qui s’était déclaré « président par intérim » le 23 janvier, comme « président en charge » du Venezuela, à la place de Nicolas Maduro. Ils ont déclaré qu’il lui revenait d’organiser une nouvelle élection présidentielle. L’aide humanitaire promise par les États-Unis, qui ont également reconnu Juan Guaido comme chef de l’État vénézuélien, est arrivée jeudi à la frontière colombienne, mais Nicolas Maduro refuse de la laisser rentrer sur le territoire.

  • Accord entre Apple et le fisc français. Le fabricant américain de smartphones et d’ordinateurs Apple a annoncé mardi qu’il avait conclu fin décembre un accord avec l’administration fiscale française pour solder 10 ans d’arriérés d’impôts. Le montant atteint 500 millions d’euros, selon L’Express. Il y a un an, l’entreprise américaine de commerce en ligne Amazon avait annoncé un accord avec le fisc français pour mettre fin à un litige portant sur un redressement d’environ 200 millions d’euros relatif à ses déclarations de 2006 à 2010.

  • Génocide arménien. Emmanuel Macron a déclaré mardi lors du dîner annuel du CCAF, le conseil regroupant les organisations arméniennes de France, que le 24 avril deviendrait une journée nationale de commémoration du génocide arménien. La présidence turque, qui nie la réalité du génocide arménien, a condamné mercredi cette annonce. Pendant la Première Guerre mondiale, plusieurs centaines de milliers d’Arméniens vivant dans l’Empire ottoman, qui est devenu la Turquie en 1923, ont été tués.

  • Veto sur le rapprochement Alstom-Siemens. La Commission européenne a interdit mercredi le projet d’acquisition de l’entreprise française de transport ferroviaire Alstom par le groupe allemand Siemens, un rapprochement soutenu par les gouvernements français et allemand. L’institution a estimé que cette concentration aurait nui à la concurrence et aux consommateurs en entraînant une hausse des prix. Le ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, a proposé que « le Conseil européen, c’est-à-dire les chefs d’État, puisse s’exprimer sur la décision européenne en matière de concurrence ».

  • Discussions sur le Brexit. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et la Première ministre britannique, Theresa May, ont annoncé jeudi que l’Union européenne et le Royaume-Uni allaient mener de nouvelles discussions sur le Brexit. Jean-Claude Juncker a exclu de modifier le projet d’accord conclu mi-novembre entre le Royaume-Uni et l’UE que le Parlement britannique a rejeté le 15 janvier. Il s’est en revanche dit ouvert à une réécriture plus ambitieuse de la Déclaration politique, un texte non contraignant exposant les souhaits de l’UE et du Royaume-Uni pour leur relation future.

  • Rappel de l’ambassadeur de France en Italie. Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé jeudi le rappel de son ambassadeur en Italie pour protester contre les « dernières ingérences » du gouvernement italien et dénoncer des tensions sans « précédent depuis la fin de la guerre ». Le ministère avait qualifié la veille de « provocation » la rencontre mardi du vice-Premier ministre italien Luigi di Maio, responsable du Mouvement 5 étoiles, un parti antisystème, avec des représentants du mouvement français de contestation des « Gilets jaunes ».