• Rapatriement des djihadistes. Le président des États-Unis, Donald Trump, a appelé dimanche les pays européens, dont la France, à rapatrier les « plus de 800 combattants » du groupe État islamique capturés par la coalition antidjihadiste en Syrie, sous peine de devoir les libérer. Mercredi, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a annoncé que les États-Unis refusaient le retour sur leur sol de la djihadiste Hoda Muthana, détenue en Syrie, affirmant qu’elle n’était « pas une citoyenne américaine », ce qui est démenti par une ONG de lutte contre les groupes extrémistes. La veille, le ministre britannique de l’Intérieur avait annoncé le retrait de sa nationalité à Shamina Begum, partie il y a quatre ans auprès du groupe État islamique en Syrie, la privant de la possibilité de revenir vivre au Royaume-Uni.

  • Pacte pour le climat. L’économiste Pierre Larrouturou et le climatologue Jean Jouzel ont publié mardi un projet de « pacte finance-climat », soutenu par 600 personnalités, qui vise à faire adopter d’ici 2020 un accord européen afin de financer la transition écologique, tout en créant des emplois. La Cour des comptes européenne, une institution de l’UE chargée d’en contrôler les finances, estimait en 2017 qu’il fallait investir 1 115 milliards d’euros par an, entre 2021 et 2030, pour respecter l’accord de Paris qui prévoit de contenir le réchauffement climatique d’ici 2100 à 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels.

  • UBS condamné. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mercredi la banque suisse UBS et sa filiale française pour « démarchage bancaire illégal » et « blanchiment aggravé de fraude fiscale » à des amendes respectives de 3,7 milliards d’euros – l’amende la plus importante infligée par la justice française dans une affaire d’évasion fiscale – et de 15 millions d’euros, ainsi qu’à 800 millions d’euros de dommages et intérêts à verser à l’État français. La banque a annoncé qu’elle allait faire appel. Entre 2004 et 2012, UBS a envoyé des commerciaux en France pour convaincre des milliers de contribuables de dissimuler leur argent au fisc en le plaçant en Suisse.

  • Sénat et affaire Benalla. La commission des lois du Sénat a présenté mercredi son rapport sur l’affaire Benalla, du nom de cet ancien chargé de mission à l’Élysée accusé, entre autres, d’avoir usurpé la fonction de membre des forces de l’ordre. Le rapport reproche à l’Élysée de ne pas avoir « su enrayer les débordements d’un chargé de mission aux fonctions mal définies et aux prérogatives étendues » et formule 13 propositions, dont celle de mettre fin à la pratique des collaborateurs « officieux » du président de la République.

  • Pédophilie dans l’Église. Le Vatican organise depuis jeudi et jusqu’à demain une rencontre mondiale « pour la protection des mineurs dans l’Église » face « au fléau des abus sexuels ». Le pape François a déclaré que cet événement devait permettre de trouver les moyens de « faire face à ce mal qui afflige l’Église et l’humanité ». Ending Clerical Abuse, une ONG qui regroupe des associations de victimes d’abus sexuels dans l’Église issues d’une vingtaine de pays, a prévu aujourd’hui à Rome une marche pour demander l’inscription dans la loi universelle de l’Église de la « tolérance zéro » à l’égard des agressions sexuelles par le clergé et de la dissimulation de tels actes par les évêques.