• Financement d’un parti européen. L’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), un parti qui réunit 68 eurodéputés dont deux issus de La République en marche, a annoncé hier soir qu’il renonçait au « parrainage » de ses activités par « des entreprises », une pratique légale au sein de l’UE. L’ADLE a précisé prendre cette décision pour « mettre fin à toute confusion » après des « débats en France et dans d’autres pays ». Parmi ses contributeurs figurait le groupe chimique Bayer-Monsanto, inventeur de l’herbicide glyphosate.

  • Prison ferme pour un cardinal. Un tribunal de Melbourne, en Australie, a condamné à six ans de prison le cardinal australien George Pell, reconnu coupable en décembre de viol et d’agressions sexuelles commis dans les années 1990 contre deux enfants de chœur. George Pell, qui a fait appel, était membre du groupe de neuf cardinaux choisis par le pape François au début de son pontificat pour le conseiller. Le pape l’a relevé de cette fonction en décembre.

  • Boeing 737 Max en Europe. L’Agence européenne de la sécurité aérienne (Aesa), qui réunit les 28 États membres de l’UE, l’Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse, a annoncé hier soir la suspension de « toutes les opérations de vol » des modèles Boeing 737 Max 8 et 9 en Europe. L’Aesa a expliqué prendre cette décision par « mesure de précaution » après le crash dimanche matin en Éthiopie d’un Boeing 737 Max 8, survenu moins de cinq mois après celui d’un autre Boeing 737 Max 8 au large de l’Indonésie.

  • Reddition de djihadistes. Les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde soutenue par la coalition internationale antidjihadiste dirigée par les États-Unis, ont annoncé hier soir que « 3 000 terroristes » de l’organisation État islamique (EI) s’étaient rendus. Ils ont fui dans la journée Baghouz, le dernier village contrôlé par l’EI, situé dans l’est du pays et assiégé depuis plusieurs semaines par les FDS.

  • Loi contre les violences dans les manifestations. Le Parlement a définitivement adopté hier soir après un vote du Sénat par 210 voix contre 115 et 18 abstentions la proposition de loi visant à garantir le maintien de l’ordre public lors des manifestations, dite « loi anticasseurs ». Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait annoncé lundi qu’Emmanuel Macron allait saisir le Conseil constitutionnel, l’instance chargée de contrôler la conformité des lois à la Constitution, pour qu’il se prononce « sur trois articles de ce texte », dont celui prévoyant des interdictions administratives de manifester.