28 mars 2019

C'est leur avis

Le précédent du Golan

14 des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont rejeté hier soir la décision de Donald Trump de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan, pris à la Syrie en 1967. Éditorialiste au Monde, Alain Frachon considère que la décision du président américain crée un dangereux précédent [€].

« Trump vient de faire sauter ce qui formait un pan du droit international au Moyen-Orient et ailleurs. […] On aimerait savoir ce qu’en pensent les juristes du département d’État, pour qui le Golan a toujours été syrien. Magnanime, le roi du “deal” régale du même coup ses amis Vladimir Poutine et Xi Jinping. Si les États-Unis acceptent le principe du changement des frontières par la force, sur quoi reposent les sanctions qu’ils ont décidées contre la Russie pour avoir annexé la Crimée ? Sur quoi se fonde la contestation américaine des faits accomplis chinois en mer de Chine du Sud ? Le précédent Golan ne manque pas de potentiel. » Alain Frachon