• Démission d’Abdelaziz Bouteflika. Le président de l’Algérie, Abdelaziz Bouteflika, a notifié mardi soir au Conseil constitutionnel sa décision de mettre fin à son mandat. Selon la procédure prévue dans la Constitution, le Parlement doit se réunir pour désigner le président du Conseil de la Nation, l’équivalent du Sénat, comme chef d’État intérimaire pour une durée maximale de 90 jours, mais cet homme est « refusé par la population », selon Ahmed Adimi, porte-parole du parti d’opposition Talai Al Hurriyet. Des centaines de milliers d’Algériens ont encore défilé hier dans plusieurs villes, exigeant des changements à la tête du pays, malgré la démission du président.

  • Arrestation de Carlos Ghosn. L’ancien dirigeant des groupes automobiles Renault, Nissan et Mitsubishi Motors a été arrêté jeudi au Japon pour abus de confiance aggravé. Il était assigné à résidence à Tokyo depuis le 6 mars, après avoir été placé en détention provisoire le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières. Le parquet japonais le soupçonne cette fois-ci d’avoir prélevé pour son compte personnel des versements effectués par Nissan à un distributeur exclusif de la marque dans le sultanat d’Oman. Un tribunal de Tokyo a autorisé hier le maintien de sa garde à vue jusqu’au 14 avril.

  • Demande de report du Brexit. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé hier dans une lettre envoyée au président du Conseil européen, Donald Tusk, un nouveau report du Brexit au 30 juin, alors que la date a déjà été repoussée du 29 mars au 12 avril. Les députés britanniques avaient rejeté lundi quatre solutions alternatives à l’accord de Brexit conclu par la Première ministre avec l’Union européenne, lui-même rejeté trois fois.