• Président par intérim en Algérie. Le Parlement algérien a désigné Abdelkader Bensalah président par intérim de l’Algérie pour 90 jours, le temps d’organiser une élection présidentielle pour choisir un successeur à Abdelaziz Bouteflika. Abdelkader Bensalah est depuis 2002 le président du Conseil de la nation, l’équivalent du Sénat. La Constitution prévoit que le titulaire de ce poste assure l’intérim, mais de nombreux manifestants avaient réclamé son départ, le jugeant comme un représentant du « système » Bouteflika.

  • Manifestations au Soudan. Les forces de sécurité soudanaises ont de nouveau tenté de disperser les milliers de manifestants réunis dans la capitale, Khartoum, pour réclamer le départ du président, Omar el-Béchir, au pouvoir depuis un coup d’État en 1989. Un groupe de soldats est intervenu pour protéger les manifestants en tirant en l’air, selon plusieurs témoignages recueillis par l’agence de presse Reuters et la BBC.

  • Royaume-Uni et élections européennes. Le gouvernement britannique a annoncé hier soir avoir pris des mesures pour organiser des élections européennes le 23 mai. Il a cependant précisé qu’il souhaitait quitter l’Union européenne avec un accord avant le 22 mai et annuler la tenue de ces élections. La Première ministre britannique, Theresa May, a demandé la semaine dernière un report de la date limite pour le Brexit au 30 juin et a rencontré aujourd’hui la chancelière allemande, Angela Merkel, et Emmanuel Macron pour défendre sa proposition.

  • Accusations de terrorisme contre l’Iran. Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé hier soir que son pays allait placer les Gardiens de la révolution, un corps spécial de l’armée iranienne, sur sa liste des organisations terroristes. Son communiqué précise qu’il s’agit de « la première fois que les États-Unis désignent une entité étatique comme organisation terroriste étrangère » et que cela « souligne le fait que les actions de l’Iran sont fondamentalement différentes de celles des autres États ».

  • Affaire Khashoggi. Le département d’État américain, l’équivalent du ministère des Affaires étrangères, a annoncé hier soir avoir interdit d’entrée sur le territoire des États-Unis 16 ressortissants saoudiens, dont un proche collaborateur du prince héritier Mohammed ben Salmane, en raison de « leurs rôles dans le meurtre » du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, tué en octobre en Turquie. Agnès Callamard, la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, a déclaré en février que la mort du journaliste était un « meurtre » qui avait été « planifié et perpétré par des représentants de l’État d’Arabie saoudite ».