• Coalition en Pologne. En Pologne, cinq partis de l’opposition réunis dans la formation Coalition européenne ont lancé samedi dernier leur campagne pour les élections européennes. Ils ont réaffirmé leur crainte de voir les différends entre plusieurs institutions européennes et le Parti Droit et Justice (PiS), actuellement au pouvoir, mener à un « Polexit », une sortie de la Pologne de l’UE. La Commission européenne a engagé le 3 avril une procédure d’infraction contre le gouvernement polonais, visant un régime disciplinaire des juges récemment adopté qui, selon elle, « n’offre pas les garanties nécessaires pour les protéger du contrôle politique ».

  • Des élections au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique a annoncé lundi avoir pris des mesures pour organiser des élections européennes le 23 mai, tout en précisant qu’il souhaitait quitter l’Union européenne avec un accord avant le 22 mai et annuler la tenue du scrutin. Avec le départ annoncé du Royaume-Uni, le nombre de sièges au Parlement européen devait être réduit de 751 à 705 par rapport à la législature précédente. 27 des 73 sièges britanniques avaient été redistribués à d’autres États membres, dont cinq à la France.

  • Appel aux nationalistes. Le ministre italien de l’Intérieur, Matteo Salvini, dirigeant du parti anti-immigration La Ligue, a lancé lundi depuis Milan, en Italie, un appel pour une alliance des nationalistes en vue des élections européennes de mai, en présence de représentants de plusieurs mouvements populistes, tels que les partis Alternative pour l’Allemagne (AfD) et Vrais Finlandais. Lors d’un déplacement le 5 avril à Paris, Matteo Salvini avait annoncé avec Marine Le Pen, la présidente du Rassemblement national, l’organisation d’un meeting européen le 18 mai à Milan, avec « tous les alliés du groupe pour l’Europe des nations et des libertés ».