• Présentation du programme du RN. Marine Le Pen, présidente du Rassemblement national (RN), et Jordan Bardella, tête de liste, ont présenté lundi le projet du parti pour une « Europe des nations et des peuples ». Le RN plaide pour des coopérations intergouvernementales « à la carte » et une transformation de la Commission européenne en « un simple secrétariat administratif ». Le RN, qui ne réclame plus la suppression de l’euro, met également en avant des préoccupations environnementales et souhaite détaxer les circuits courts et surtaxer les importations « anti-écologiques ».

  • Temps de parole des candidats. Depuis lundi, le temps de parole des candidats doit être « équitable » à l’antenne des télévisions et des radios françaises, en application du cadre fixé par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en 2011 pour les élections. 18 chaînes de télévision et 10 radios sont tenues d’équilibrer le temps alloué aux listes en fonction de leur représentativité, évaluée à partir des résultats des précédents scrutins, et de leur « capacité à animer la campagne ». Elles doivent comptabiliser les temps d’intervention des différentes listes ou de leurs soutiens et envoyer chaque semaine leurs relevés au CSA.

  • Débat des candidats à la présidence de la Commission. Deux des candidats à la succession de Jean-Claude Juncker au poste de président de la Commission européenne, le social-démocrate néerlandais Frans Timmermans et le conservateur allemand Manfred Weber, ont débattu mercredi sur RFI et France 24. Le premier, tête de liste du Parti socialiste européen (PSE), a insisté sur la lutte contre l’injustice sociale et économique, et le second, tête du liste du Parti populaire européen (PPE), sur une meilleure gestion de la question migratoire et l’amélioration des conditions de vie. Depuis 2014, le président de la Commission européenne est élu par le Parlement européen sur proposition du Conseil européen, qui réunit les dirigeants des États membres.